Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le contexte - Dawn City

Message par Cloud le Jeu 28 Aoû - 13:50



Dark Cloud at Dawn



A l’oreille d’un vieil oracle aveugle et sans âge.
- La ville, quelle était son nom avant ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus, tous les écrits ont disparu.
- Mais pourquoi Dawn City ?
- Parce qu’il faisait froid, parce qu’il faisait nuit.
Et que soudain, une lueur d’espoir embrasa l’horizon.
Les feuilles de l’arbre rayonnent. Il se rappelle.
La lueur du soleil. A nulle autre pareille.




Les quelques derniers siècles …

Dans les archives de la cité Blanche, entre les comptes poussiéreux des premières heures de l’entreprise Lux et les derniers exemplaires du Coran et de la Bible, désormais oubliés, il reste quelques écrits des temps passés. Le monde était alors divisé entre deux entités politiques distinctes, déchirées depuis des décennies dans des conflits de territoire ou d’armement. L’histoire raconte celle d’un homme, le visage ravagé par le chagrin, le regard fixe. Inébranlable. Il a suffi d’un geste, d’une décision, d’une volonté pour détruire le système tout entier, si fragile. Un attentat, bien réfléchi, pour éveiller la colère des titans des deux continents. La première bombe nucléaire a dévoré la ville de New York. Et ce fut le début de la fin. La nuit qui suivit fut celle qui ravagea l’empire des hommes. Les réseaux électriques, les premiers, se sont éteints pour ne jamais se rallumer. Quelques réseaux virtuels ont tenu quelques heures avant de sombrer eux aussi dans le néant le plus total. Les cris déchirants, les images terribles qu’ils diffusaient, tout s’est éteint. Il y a eu un silence. Un moment de calme. Partout sur la terre, quelques minutes encore, les hommes ne furent qu’un, dans la noirceur la plus totale de cette nuit sans fin. Puis des milliers de bombes incendiaires ont ravagé des pays entiers, lueurs dans la nuit noire, flammes colériques et destructrices, impossible à éteindre quand bien même le courage et la force des hommes. Eclats de silence, les bombes nucléaires ont touché les plus grandes villes du monde, les unes après les autres, ne laissant qu’un vide là où des milliers d’âmes vivaient.

A l’aube, il ne restait plus rien. Quelques villes, tout au plus. Quelques milliers de personnes, quand des millions vivaient. Et une nature brûlée par les flammes, atomisée par les bombes, intoxiquée par les armes chimiques. Une nature qui s’est éveillée, lentement. Laissant peut-être aux hommes des semaines, des mois avant de comprendre que sous les fleurs luxuriantes d’après apocalypse, les arbres qui poussaient si vite, un danger d’un autre genre couvait. Si rapide, si puissante, la Nature a repris ses droits sur terre. Détruisant les routes, brisant les demeures humaines, elle s’est imposée comme maitresse. Fureur vengeresse, ses lianes ont étranglé les nuques fragiles, ses fleurs ont empoisonné les hommes, les femmes, les enfants et même les vieillards. Reine chasseresse, elle a traqué et anéantie une race toute entière, tuant sans remord cette espèce qui l’avait tant fait souffrir. Aux maux des hommes, elle ajouta ses tremblants de terre, ses incendies, ses tempêtes et toute la puissance des éléments s’acharna à vaincre celle de ceux qu’elle avait accepté comme maitres des siècles et des siècles. Au nom de toute la violence qu’elle déchaina on lui donna un nom, un nom craint, un nom honnit. Gaia.

Et alors que rien ne semblait pouvoir l’arrêter, une femme s’éleva contre elle. Aurore Lux, scientifique de renom dans une petite entreprise biotechnologique, utilisa l’une de ses précédentes innovations pour créer une aura autour de sa ville. Et Gaia ne put jamais pénétrer dans cette ville en ruine. A ses portes, les arbres redevenaient des arbres, les fleurs cruelles de délicates beautés et les animaux, soudain, oubliaient le sentiment de vengeance qui régnait dans leurs cœurs. Et si les sols tremblaient encore, et s’il pouvait pleuvoir pendant des jours ou au contraire, si la sècheresse pouvait faire gercer les lèvres de la jeune femme, rien n’ébranla sa volonté. Aurore Lux bâti un empire, lumière face aux ténèbres. Au génie de cette femme, des hommes et des femmes se lièrent. Ils créent ensemble le système tel qu’il existe maintenant. La ville toute entière s’est levée face à l’adversité et les hommes ont usé de leurs dernières forces pour faire barrage à Gaia. Ils ont creusé des puits, fait pousser leurs plantes transformées par la science pour être plus productives. Et alors que le  destin semblait s’acharner contre eux, ils ont survécus.

Le temps s’est écoulé lentement. Il a fallu tout reconstruire, avec peu de moyens et sans jamais pouvoir sortir de l’enclave de la ville. La science a porté la vie, l’espoir, d’un peuple en deuil gouverné par l’entreprise Lux et sa famille. Gaia est devenue le monstre des contes d’enfant, la menace incertaine des adultes, l’angoisse d’une race presque éteinte. Et la conscience des hommes s’est mis à changer, ils oublièrent qu’il fut un temps où la nature était domestiquée, ils oublièrent qu’il y avait eu un ailleurs, un monde si grand qu’il était impossible d’en faire le tour. Ils ne virent plus que la ville, leur petite enclave de lumière dans les ténèbres.  Elle et Gaia. Ils oublièrent les tourments pour ne rien perdre des rayons aveuglants du soleil. Ils cessèrent de vivre dans la peur, et, enfin, ils apprirent à vivre de nouveau. Et Gaia apprit à les aimer, de loin, observant ses hommes comme un scientifique ses souris. S’immisçant dans ses us et coutumes, se montrant moins agressive et même parfois, accueillante, si tant et si bien que certains, les plus pauvres, ceux qui n’avaient rien, se prirent à l’aimer, à  la choyer. Des sanctuaires secrets fleurirent à son égard, des petits temples, avec des petites statuettes de terre, parfois une plante rare. Elle fut aimée pour sa grâce et son pardon, elle dont la colère avait ravagée les hommes. Elle fut aimée pour sa cruauté animale et sa douceur maternelle. Pour cette alchimie étrange qui la rendait vivante. Et ceux qui l’aimaient, ceux qui vivaient dans le besoin, sans rien, ceux qui se mourraient de lui rendre culte, elle leur offrit des dons précieux, une ascendance sur les éléments. Porteurs de sa parole, les quatre éléments offerts à quatre hommes, les piliers, dont la force et le courage, enfant, ont impressionné Gaia. Et puis les éléments mineurs offerts à bon nombre de ceux qui le demandèrent et de ceux qui n’osèrent pas le faire, dans l’ombre de la cité blanche. Elle se choisit une Grande prêtresse, douce et tendre, sauvage et ardente, à qui elle donna ascendance sur tous les éléments. Et enfin, aux courageux qui tentèrent de pénétrer ses terres, au cœur pur ou à la rage violente, elle leur donna la puissance des bêtes sauvages, hybridant leur sang à celui de ses créatures. Sur tous ceux que sa grâce toucha, un tatouage s’imprima.

Au cours des âges, les différences entre la cité blanche, cité industrielle centrée autour du siège social de l’entreprise Lux, et sa banlieue périphérique, décombres de la prime cité, s’accentuèrent. La noblesse blanche vit désormais dans le luxe, mangeant sans crainte du jour suivant alors que les quartiers défavorisés vivent tout à peine, économisant chaque pièce pour vivre. L’empire industriel, percevant la fin de sa suprématie dans la naissance du culte de Gaia, déclara la guerre aux siens. Les sanctuaires furent profanés, les plantes rares arrachées ou brulées. L’entreprise Lux traqua les tatoués jusqu’à ce qu’ils se réfugient dans les ruines aux abords de la forêt. Elle tua les premiers porteurs des quatre éléments, puis se rendit très vite compte que chaque fois que l’un des piliers meurt, son don se réincarne dans un autre enfant, alors elle les captura et les garda en otage. Et dans cette guerre ouverte, elle éveilla la colère des adorateurs de Gaia. Ils se regroupèrent et firent serment de faire tomber la cité blanche et l’empire glacé de la firme Lux. Mais rien, bien sûr, ne fut si simple car plus les porteurs de don s’éloignent de la forêt et s’approchent de la cité blanche, et plus leurs pouvoirs diminuent.


Les quelques dernières années …

L’empire blanc est plus que jamais décidé à garder sa suprématie sur Dawn City. L’héritière de la famille Lux, Aurore, du même nom que la fondatrice, n’est encore qu’une enfant. Obra Lux, sa mère, dirige avec une poigne de fer la cité blanche et si quelques rebellions dans ses rangs menacent encore, elle est autant respectée que crainte par les autres acteurs de la vie politique de la cité blanche.

La grande Prêtresse Morgan est prise au piège de la famille Lux. Son pouvoir est faible, sa santé menace alors que la cité blanche tente de couper tous ses liens avec Gaia, tentant par cela de mettre fin à la lignée de pouvoir des élues  de Gaia . Sa sœur Jumelle Kalliope, cheftaine de la rébellion, et les quatre piliers, tentent à tout prix de la récupérer, mais aucun de leur raid n’a pour l’instant abouti.

Une nouvelle guerre d'un nouveau genre menace alors que la puissance du Crystal, prise au piège dans la cité, s’éveille et s’étends, noirceur insondable sous une prime apparence de clarté. . Ancien lieu de culte de Gaia, profané par la science et la violence de l’empire blanc, il se glisse dans les tourments de la ville et recueille les âmes égarées, montant une armée de pantins, dans l’ombre des deux puissances.

L’orage menace, les premiers éclairs déchirent le ciel, ou serez-vous quand il explosera ?



Merci pour votre Lecture <3

avatar
Contact :
Voir le profil de l'utilisateur



Informations :

Messages : 720
Date d'inscription : 23/08/2014




Cloud



Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum