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Ofelia, muse des arts de la main

Message par Ofelia le Mar 30 Sep - 21:08


Ofelia


   
   "L'Art est le seul témoin que j'ai pour savoir que je ne revis pas éternellement la même journée."
   


   
Nom : Ofelia, de mon nom, je ne sais plus rien, j'ai oublié ce qui n'était pas important.
Avatar : Jessica Chastain
Age : d'apparence, je n'ai surement qu'une trentaine d'années. Dans mon cœur, j'ai vécu l'éternité, car rien n'existe plus que le présent. Dans la réalité, je ne sais pas. Le temps est une notion si... inutile.
Groupe : Crystal Palace
Fidélité  : l'Art
Rang : Muse des arts de la main, c'est ce que murmure les ombres mouvantes autour de moi.

   
Art : La matière, si fascinante, dans son toucher, son odeur, son aspect. Toutes ses couleurs, tout ce monde à façonner. Mes mains, mon esprit les sentent et les maitrisent. Je suis aquarelle, je suis encre de chine, je suis marbre, je suis pastel, je suis bronze. Ce n'est qu'un prolongement de mon corps, de mon esprit. Je ne suis que pigment et couleurs. Je suis le toucher, je suis le geste. Je suis cette toile rugueuse, je suis cet argile si modelable. Je suis Art.

   Signes distinctifs : Une aura entoure toujours Ofélia. Votre regard se porte sur elle et votre esprit projette alors ce qu'il désire y trouver : beauté, passion, tristesse, fascination, solitude, froideur, inspiration,... Elle porte souvent de magnifiques vêtements dans des styles très artistiques. Elle semble passer dans votre vie, mais y laisse toujours une impression durable. Comme si vous la connaissiez depuis toujours et pourtant, l'impression qu'elle gardera à jamais ses secrets. Sa chevelure rousse, ses yeux bleu-gris et les tâches qui sont parsemés parfois sur ses doigts sont aussi des signes distinctifs.
   


 
Portrait en Quelques lignes


 
Caractère :
Le silence. Le vide. Tour à tour ami puis ennemi. Il m'entoure, me pénètre. Je suis silence. D'aucuns s'interrogent parfois sur ma capacité à donner de la voix, à force de me voir m'exprimer par le toucher, par mon art. Peu entendent ma voix, cristal rarement utilisé. Mon corps, mon esprit s'imprègne de ce que je vois, de ce que je ressens. Je suis une enveloppe perméable. L'interne et l'externe ne font qu'un, se rencontrent, échangent, se provoquent, s'entrechoquent, s'enlacent telle des fleurs de cerisiers dans une bourrasque. Pour créer. Hypersensible, à fleur de peau, mon masque, ma malédiction, donnent l'apparence d'une éternelle indifférence. Parfois, quand mon cœur chavire au bord de la folie, une larme, un sourire, un cri quasiment inaudible s'échappe de cette prison silencieuse. Seul mes créations et l'aura qui m'entoure telle une enveloppe expressive dégagent des émotions violentes, passionnées. Elles sont mon cri. Ma liberté. Souvent, elles semblent provenir d'un inconscient, d'un ailleurs, d'une autre. D'où viennent tous ces paysages où le bonheur semble transpercer chaque coquelicot ? Ces visages étrangers si familiers qui font couler en moi un filet de bien-être, un sourire salvateur, une larme nostalgique ?

On me dit froide. On me dit profonde, insondable. On projette sur moi des désirs, des envies. On me veut tel un objet, une possession d'une richesse incroyable, mais non vivante. Je ne suis pas un être, je suis une déesse parmi les mortels. Je suis une muse. Celle qui inspire. Celle qui permet de lutter contre le vide, contre la toile ou la page blanche. Celle qui permet le passage de l'esprit à la matière. Celle qui permet la libération. Celle qui provoque, émeut, amuse. Celle qui éblouit, apaise, fait réfléchir. Je suis celle qui donne les émotions, qui amène l'introspection. Le monde est en mouvement grâce à moi. Le monde ressent et pense grâce à moi. Mais moi, je ne bouge pas. Je suis dans cet infini présent, toujours changeant. Hier n'importe plus. Demain n'importe pas. Je suis prisonnière. Je donne tout, j'inspire, mais dedans, rien ne m'anime. Pas de projet. Pas de passé. Juste mes créations, mon seul espace de liberté. Je ne suis qu'une fleur de cerisier dans le vent. Je vais là où m'emporte le Crystal, je vais là où mes sensations m'emportent. Je ne suis pas maîtresse de mon destin.

Pudique, solitaire, triste, je m'expose pourtant sans le vouloir aux regards, aux projecteurs de leur attention. Toujours fuyante, parfois résignée, je donne, alors même que je suis vide. Nostalgique d'un passé qui n'existe pas, envieuse d'un avenir que je ne connaîtrai jamais, je me laisse emporter par les vagues de créativité qui émane de moi, des autres, du bâtiment, du Crystal. Je déambule immobile parmi les âmes comme moi, je erre parmi les vivants. Je ne suis qu'Art. L'Art est toute ma vie, mon unique vie, mon présent. Je ressens vibrer en moi les notes des musiques qui volent dans les airs. Je sens les mouvements gracieux des danses qui s'agitent sur le parquet en bois. J'éprouve les lettres des mots qui se couchent docilement sur le papier blanc. Je connais les émotions qui se dégagent entre les lourds rideaux rouges. Et je peins ces souffles. Et je sculpte cette vie.

Toutes ces couleurs, toutes ces sensations tactiles, visuelles réveillent en moi le volcan en perpétuel fureur figé. Une émotion à l'état pur, qui transperce, qui adoucit, sans mouvement. Je contemple, passive et crée, active. Deux états incompatibles. Deux facettes de moi. J'inspire le monde et j'expire sa retranscription. Toujours différente. Toujours nouvelle. Toujours similaire. Toujours vieille. Cette impression que les mortels libres ont de connaître mes œuvres depuis toujours, alors que je viens d'apposer les formes sur la toile. Cette sensation familière, universelle qui s'en dégage. L'impression pour eux d'être lié à moi. Certains sont effrayés, décontenancés. Ils ont l'impression que je sonde leur cœur, leur âme. D'autres me veulent, me voient comme une femme idéale, comme une mère douce, comme une fille rêvée, comme une sœur perdue. Comme si j'avais toujours été là, à les attendre, alors que nous sommes étrangers. Cette reconnaissance ou au contraire cette défiance quand ils voient mes créations. Je suscite. J'inspire. Silencieuse. Seule.
   

 
Physique :
Comment faire la différence ? Entre moi et l'art ? Le reflet que j'observe et détaille, silencieuse, me donne la même impression que ces sculptures, que ces peintures qui se créent d'elle-même sous mes doigts. Une peau d'albâtre, blanche, froide, fine, sans défaut, comme immortalisé dans le temps. Ses cheveux flamboyants comme un crépuscule d'été, léger, suspendu dans les airs, qu'aucun vent ne dérange la perfection. Des yeux froids, lointains comme une rivière en hiver, gris, verts, bleus, changeant en fonction du contexte ou de l'endroit d'où votre regard y plonge, hypnotisé, glacé, frissonnant. Des lèvres rouges, pulpeuses, gourmandes, comme un nu qui se dévoile, coquin, faussement pudique, invitant à la délectation passive. J'y applique presque chaque jour cette touche écarlate. Le reste du temps, je ne me souviens pas avoir cherché à rehausser par des artifices leur beauté naturelle. Et pourtant, cette touche est présente, toujours. Et mon corps en mouvement semble toujours immobile. Et mon corps immobile semble toujours en mouvement. Comme inaltéré à jamais.

S'attend on à ce que, dans ce réceptacle fragile, comme prêt à se briser, batte un cœur, file une pensée ? La vie semble sur le point de m'animer si les yeux y prêtent attention. Néanmoins, le temps a suspendu son vol en moi. Une nature morte, décorative, auquel on ne prête plus attention ? Parfois. Mais l'aura, le crystal, le bâtiment, l'art émane de moi. La beauté qui époustoufle, que l'on ne peut cesser d'admirer, devant laquelle le temps n'a plus cours. Plus que moi. Juste moi. Dans l'univers de chacun. Et c'est à regret qu'on s'arrache à ma contemplation. L'Aura les inspire, l'Aura les attire. On veut me toucher, sans jamais l'oser. On veut rester à mes côtés infiniment, mais les besoins terrestres les font déchanter. Je suis éternellement seule, toujours entourée. Sur un piédestal, telle une déesse, je ressens encore parfois les affres de la solitude terrienne. Mais toujours, mon port est altier et gracieux. Toujours dans la lumière de leurs regards, toujours dans l'obscurité de ma mémoire. Elle s'effiloche jour après jour, tandis que mon corps jamais ne s'altère. Bientôt plus qu'une icône dont la seule vie sera la création.
   


Son histoire

 
Baroque

Les couleurs de la peinture recouvrent le sol par petites tâches sanglantes, ainsi que mes doigts tenant tremblants le pinceau. Je sens la gouache sur ma joue, mon front tandis que mes vêtements sont souillés. Des toiles virulentes jonchent le sol. Tout n'est que chaos, que violence, que tourment. Les corps sont en mouvement, arraché de leur quiétude. Une rousse revient dans tous les tableaux que j'ai peint. Moi. Moi, arraché de mon passé, privé de mon avenir, contrainte à ce présent éternel. Déjà les scènes que j'ai peins ne m'évoquent aucun souvenir. Seule ma signature apposée à chacun me prouve ma maternité. Des tours blanches perçant de leur haute autorité le ciel bienveillant. Des hommes qui me retiennent prisonnières. Des hommes qui m'emmènent au Crystal Palace. Une cage ouverte dont on ne peut s'échapper. Qui vous aspire. Qui vous inspire. Et puis cette inspiration qui s'empare de moi. Ce besoin de retranscrire cette douleur, ce ressenti dramatique. Des pinceaux. Des couleurs. De la matière. Mes mains qui crient ce que mes lèvres et mes yeux ne peuvent plus dire. Ce que ma mémoire oublie. Les mouvements de mes mains sont vifs, belliqueux, déchainés sur la surface blanche. A chaque toile, l'ombre s'empare peu à peu du visage autrefois si lumineux de mon alter ego peint. Je lève les yeux et contemple muette, interloquée, la souffrance qui émane des sculptures lisses et aux corps torturés. Elles semblent toutes sur le point de chuter. Chaque statue défie les lois de l'équilibre. La passion sous toutes ces formes, la joie, la colère, la haine, le déchirement, l'amour, la peur, la surprise transparaît dans leurs traits presque déformés dont le mouvement semble en train de continuer. Les larmes jaillissent en continu sur mon visage, les couleurs s'enchaînent à une vitesse folle sous mes doigts, des petits cris de rage contenus émaille parfois de ma gorge en un son guttural. Et quand je jette un regard à ces œuvres éparpillées sur le bois verni du parquet, je suis vide. Je n'ai plus rien que la résignation. Je me raisonne. Je ne sais plus pourquoi je me bats. Je ne sais plus contre qui je me bats. Je ne sais plus qui j'étais.


Classicisme

Seule. Effrayée. Je regarde toute cette foule qui m'entoure, me regarde, me dévisage, murmure, sourit, acquiesce dans le vide à des propos imaginaires. J'entends des mots "renouveau", "nouvelle muse", "inspiration", "immobilité", "parfaite". Je m'aperçois que je suis surélevée par rapport à tous ces yeux qui me fixent. Je suis sur un piédestal, ma peau semble être de marbre blanc, finement sculptée. Sage, je ne bouge pas et tous m'admirent. Des âmes perdues, damnés s'emparent doucement d'une toile et commence à peindre sous l'observation pétillante du public. Les murmures et les coups de pinceaux papillonnent dans le silence figé de la pièce fortement éclairé. Je respire à peine. Mon corps me semble si pesant, si rigide, comme s'il n'avait bougé depuis une éternité. Une danseuse de ballet s'approche gracieusement et me caresse du bout des doigts. Elle contemple en connaisseuse ma ligne parfaite. Tout semble apaisé en cet espace, et en moi. Plus rien n'a d'importance hormis être là. Je me concentre sur mon corps, sur ces mouvements imperceptibles à l’œil, ces mouvements internes de vie qui semble au ralenti. Autour de moi, aucune frénésie, le temps semble suspendu, les gens respectueux et sous le charme, portant un regard appréciateur de la beauté et de la raison qui émane de moi. Mon regard se porte lentement vers le ciel inexistant et se heurte nonchalamment au plafond décoré de la pièce. Des anges volants de façon statique, des nuages lourds n'avançant jamais, des femmes sublimes aux drapés fluides mais inertes. Scène pris sur le vif, tout est devenu immuable.


Romantisme

Une silhouette noire se détache dans un horizon troublé, emplit de brouillard. Des ruines intrigantes se détachent dans le ciel froid de l'aube. Toujours des scènes de nuit, dans le crépuscule ou encore dans l'aube fleurissante. Une mélancolie, un mystère semble prendre place dans mes peintures. Une lumière perce toujours une végétation prête à receler ses secrets. Toujours cette nature vivante. Toujours ce mysticisme. Et pourtant, nulle végétation dans la ville, nulle végétation au sein du Crystal Palace, nulle végétation de cette importance. Alors pourquoi cette obsession ? Là, dans la semi-obscurité, un homme toujours m'observe. Ses yeux semblent me parler, son visage me semblent familier et pourtant, il demeure là, silencieux, morne, étranger à mon souvenir. Sa bouche empeste l'alcool qu'il s'empresse d'ingurgiter de nouveau. Je sens un vide, un besoin refréné chez cet homme qui m'attire, me fascine. Et en même temps, une crainte. Une peur de souffrir. Une peur de réveiller des souvenirs enfouis, que j'aurais volontairement repoussé dans mon inconscient. Qu'ai-je vécu autrefois ? Mes mains s'ingénient à tracer des couleurs douces, des couleurs mystérieuses, des êtres empreints d'un passé insondable, des silhouettes incertaines, une brume énigmatique, une nature indiscipliné. Et toujours cette inquiétante étrangeté. L'impression que je ne devrais pas être là. Le sentiment que je n'appartiens pas à ce bâtiment. Que j'avais une vie autrefois. Que j'avais un destin. Que je ne suis pas seule. Cet inconnu me dévisageant régulièrement me procure une sensation de malaise intense.  Les brumes envahissent mon esprit.


Préraphaelisme

Le visage du cadavre semble à peine froid. Elle flotte dans un étang, entouré de fleur, le regard perdu dans un ciel absent. Je soupire. Les couleurs sont plus éclatantes, tout est plus réaliste et pourtant, je ne peins que des concepts. Ici, la Mort, ici, la Danse, ici, le Théâtre, ici, la Littérature, la Vie, l'Amour, la Passion, la Vérité, le Rêve. Mes créations sont peuplés d'être supérieurs retranscrit dans la beauté du monde réel. Je suis muse, je suis inspiration, je suis beauté. Je suis concept moi-même. Les gens m'entourent comme une farandole de nuance, je les couche sur la toile, je les sculpte dans l'argile. La matière est changeante, chacune me procure une extase artistique. Le rugueux de la pastel, du fusain. Le soyeux de l'encre de chine si légère. Le gras de la peinture à huile, de la gouache. La finesse du crayon. La dureté des outils de sculpture du marbre et de la pierre. La précision nécessaire à la ciselure du bois. Je recherche la complexité dans la sincérité. J'expérimente de nouvelles techniques, je reviens aux fondamentaux, j'essaye les mélanges, je m'aventure sur une unique couleur ou matière. On chante mes louanges, on s'émerveille d'un trait, on reste époustouflé d'une couleur. Tous les jours papillonnent des admirateurs. Toujours entourée. Toujours seule. Je suis au-dessus de ces créatures. Je suis Art. Je suis le Crystal Palace. Je m'évapore dans la peinture, dans la sculpture. Je sens vibrer en moi les teintes comme les cordes d'une harpe. Je sens au bout de mes doigts et dans tout mon être les possibles. Je caresse et ressens les frémissements du bâtiment, je ressens ces ondes, son aura, je ressens ses battements de cœur. Je me sens aimée. Je sens que je perds mon être. Ma qualité de mortelle. Je ne suis plus un être de chair. Je suis une essence. Le Temps se suspend dans le Palace bien que les êtres qui le peuplent rendent son Présent toujours animé.


Impressionnisme

Les souvenirs se diluent peu à peu. Des fragments entiers disparaissent happés dans un brouillard. Il ne m'en reste que des impressions, de vagues réminiscences. Les pigments se transforment en traits légers, aériens, colorés. Je représente les émotions, les sensations en un coup de pinceau. Mes œuvres si longues prenant des semaines, des mois à créer, raccourcissent toujours plus leur durée. Je suis dans l'instantané. En une journée, j'ai achevé une toile dépeignant l'effet d'un moment sur ma psyché. Je suis de plus en plus sensible, perméable à l'environnement. Je ressens chaque émotion de façon décuplée. La raison s'éloigne. Je la remplace par l'Art brut. Je dessine la fluidité, la légèreté des danseuses du Crystal, je dépeins les foules noires, pesantes et leurs regards, j'imprime à l'encre les lettres qui s'enfilent, leur profondeur, je sculpte les sons doux et ceux rythmés, je colore les masques de ceux qui ne sont plus eux-mêmes mais mille et une personne. Les lumières se font mouvantes. Les tracés se font couleurs. Les toiles se font émotions. Les gens contemplent, nostalgiques, perdus, rêveurs, ces scènes qui leur parlent, qui leur évoquent des pans de vie. Et moi, je reste désemparée, désespérée. Rien ne me revient, hormis l'oubli, hormis la perte. Quand mon esprit recherche, il ne trouve que parcelles de souvenirs désagréables. Le monde extérieur me semble pire que le vide, pire que la solitude, pire que la prison. Il me semble être liberté illusoire, règles empêchant la créativité, monde noir, sinistre, violent, où les maux des hommes semblent cortège. Alors qu'au Crystal Palace, toujours, cette sensation de bien-être qui se dégage, toujours cette passion, cette inspiration, où la création, la liberté, la beauté sont florilège. Je me réveille d'un cauchemar, jamais le même, toujours semblable. Une vie rêvée. Un sentiment d'amour infini. Une sensation de liberté absolue. Un homme brun, une âme sœur, ma moitié. Une fillette, mon sang, ma chair, ma plus belle création. Une nature indomptée, sauvage, maternelle. Et je m'éveille en sursaut, frissonnante, en sueur. Une angoisse m'étreint. Cette douleur, cette souffrance qui s'en dégage. Comment mon esprit peut-il associer ces visions d'un bonheur avec cette sensation de tristesse, de peur ? Je relègue alors tous ces mauvais cauchemars loin, loin, dans les tréfonds d'un esprit oublieux. Et je peins, toujours. Et je sculpte, éternellement. Jour après jour. Émotion après émotion. Impression après impression.


Surréalisme

Des oiseaux en cage qui s'ébattent, qui chantent leur mélodie tristement. Tout le monde voit la beauté de leurs couleurs, la beauté de leurs chants et personne ne voit la cage. Un fil invisible les lie à la cage. Qu'ils essaient de s'enfuir et le cordon qui leur procurait bien-être devient un abîme de douleur. Leurs têtes sont sur le point d'exploser, répandant tout leur être dans une poussière d'étoiles dont la beauté éphémère émerveille une dernière fois les mortels qui se repaissent de leur essence divine. La vie des Dieux semblent éternels, mais toujours la flamme qui les anime peut s'éteindre et les voir disparaître dans les cendres. Les papillons dans leurs esprits deviennent harpies s'ils s'éloignent. La brume les envahit. Comme moi. Et peu à peu, comme moi, ils deviennent non plus des artistes, mais l'Art. Les cygnes s'envolent dans un froufrou de plumes, les masques rient et pleurent, les doigts envoient les mélodies dans les airs, l'esprit projette des mots en tout sens. Et moi, je deviens marbre. Je deviens une toile vide dont la peau est le réceptacle des émotions qui flottent autour de moi, telles des couleurs sensationnelles. De quels péchés sont punis les Dieux vivant en spectacle des yeux assoiffés ? Naissent-ils ici ? Pourtant nul enfant ne peuplent le berceau des Dieux. Ils semblent juste apparaître au détour d'un couloir, comme s'ils avaient toujours été là. Les meubles du Crystal Palace. L'âme du Crystal Palace. Le bâtiment est vivant et cache ses secrets. Tel une pie, Il vole les souvenirs. Mes œuvres crient à ma mémoire de se rappeler mais seul le flou répond à leur appel déchirant. Tous les jours, cette sensation de coquille vide. Toujours la Source m'abreuve, m'emplit de son aura créatrice. Alors, je peins. Alors, je sculpte. La montre s'est arrêté et disparait dans un flou artistique qui continue d'alimenter la flamme se consumant jour après jour. Présent après présent.


 
Le visage derrière le masque


   
Pseudo : Pandore
Comment avez-vous connu Dark Cloud at Dawn ? By the cloud
Des questions, des suggestions : Plus de smileys ! *_______* Moi être une folle des smileys !!
Un petit mot : Tu as fais un travail admirable ! Vraiment ! Tu es hyper talentueuse et je sais qu'avec toi, je cicatriserais doucement dans ton havre de paix !  I love you
Souhaitez-vous un Rp d’entrée en matière ? Non, ça ira bien merci ! Sauf si vous avez du temps à perdre, miss Morgan ! ^^
   


Dernière édition par Ofelia le Sam 11 Oct - 22:44, édité 35 fois

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Sax Sparkling le Mer 1 Oct - 9:05

Yesss voilà Ofelia! cheers

J'ai hâte de voir ce qui mijote sous ton chapeau!

Les débuts me montrent une muse "absolue"? Very Happy

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Cloud le Mer 1 Oct - 9:22


Ofelia, ma première muse ! L’esquisse de ton personnage est splendide, absolue. Ton personnage s’annonce sublime.
J’aime beaucoup les clins d’œil au Crystal, également. Ton personnage est parfaitement enraciné dans ce contexte qui peut être un peu difficile.
J’adore le choix d’avatar. Et le violet, c’est juste extra dans la fiche ^^

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Svetlana El Bach'ri le Mer 1 Oct - 11:15

Les hommes préfèrent les rousses.
C'est bien connu.


(Je vais te le prouver en rp, tu verras ♥)

Ofelia a écrit:Des questions, des suggestions : Plus de smileys ! *_______* Moi être une folle des smileys !!

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Ofelia le Mer 1 Oct - 15:33

Merci à vous ! =) Je continue dès que je peux la fiche ! ^^ Qu'est ce que tu entends par "absolue", Sax ?

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Sax Sparkling le Mer 1 Oct - 15:38

En quoi elle est absolue ? Mh… Une impression globale, par ceci:
« j'ai oublié ce qui n'était pas important. »
« Dans mon cœur, j'ai vécu l'éternité »
« Je suis le toucher, je suis le geste.[ … ] Je suis Art. »

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Ofelia le Mer 1 Oct - 15:52

Oh d'accord ! Oui, elle est assez absolue ! XD Totalement sous le Crystal et l'art et ma fiche risque d'être courte, car sa mémoire est défaillante...

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Ofelia le Sam 11 Oct - 22:30

Double-post pour annoncer la fin de ma fiche ! happy love

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Cloud le Dim 12 Oct - 17:58

Un très joli portrait. Ta plume est subtile, sublime, on sent un réel travail dans le personnage. Tu t'es appropriée le Crystal Palace. Chacune des inflexions, des références à lui est juste et sensible. Je suis très heureuse que tu aies réussi à capter ce que je voulais mettre dedans ce lieu étrange, mystérieux, que je sais parfois difficile à comprendre. Tu en es une véritable muse.

Ofelia est magnifique. J'aime sa froideur, pleine de sentiments, son expression, si vive. Je la trouve Art plus que femme. Elle pourrait être n'importe qui, elle est tout le monde et en même tant elle est tellement elle. Ofelia est fascinante, inspirée et inspirante. Son caractère est plein de secrets, il dévoile des touches profondes, intimes, des réminiscences. Elle est pleine de profondeurs. Son physique est sublime, j'ai rarement vu une description si poétique. Son don est intense, puissant, absolu. Comme la belle. Je le trouve très intéressant et j'ai hate de le voir à l’œuvre dans le jeu.

Je m'étais laissée le plaisir d'attendre toutes les époques avant de la lire, pour en avoir le portrait complet, étrange, énigmatique, humain et tellement étonnant. Je suis comblée. Ofelia épouse le Crystal Palace avec beaucoup de grâce, beaucoup de sentiments, contraires, violents, virevoltants. C'est toute la magie du lieu que tu retranscris dans cette capture pourtant tellement personnelle. J'aime beaucoup ses petits secrets disséminés avec pudeur. L'effort que tu as fait d'écrire la lente métamorphose de la femme en art, et les restes de vies qui s’accrochent à elle et s'épanouissent dans son art instinctif.

Les tableaux sont très colorés, très bien faits, ils m'ont avalés les uns après les autres et m'ont plongé dans des univers différents, poétiques, sensibles. C'est un sacré effort de construction de fiche et d'écriture. Chacun des portraits m'a été très sensible. Le baroque plein de violences, de vivacités, de sentiments. Le classicisme et l'avènement de la muse, une identité qui change, le Crystal qui la dévore. Le romantique et son esprit peuplé de chimères de son passé qui tentent de se débattre face à la puissance du Crystal. Le Préraphaelisme et l'immersion dans le Crystal, son élégance figée, froide, pure, immatérielle. L'impressionisme et les fantômes, les choix, son désir de n'appartenir qu'au Crystal. Le Surréalisme et le merveilleux enfermement qu'est l'art.

Tu es notre première Muse, notre première porte parole du Crystal et tu es tout ce que je pouvais rêver pour. Merci. C'est vraiment un très bel effort de ta part que d’avoir pris le temps de la marier tant et si bien à la magie du Crystal, sa noirceur, ses caprices, sa recherche d'absolu et même son monstre !

Enfin, ta plume est très élégante, très vivante, très émotive, très sensible. Ce personnage à fleur de peau se marie avec beaucoup de beauté au Crystal. Ta plume m'est plus sensible que sous tes précédentes incarnations. Sans doute une question de thèmes. Elle m'a beaucoup touchée et si un jour je t'entends encore grogner à son sujet, je te mords !!!


Tu es validée ma jolie. Je te mets tes couleurs, ton rang. J'espère que tu trouveras ici ton havre de paix te j'essaierais de prendre bien soin de toi <3

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

Message par Ofelia le Dim 12 Oct - 18:43

happy love Happy Run love Onion happy love Happy Run love Onion

C'était un personnage qui me trottait en tête depuis deux ans et il vient enfin de se concrétiser ! Je suis très contente que cela t'ait plu car c'est grâce au Crystal Palace et à ton forum que j'ai enfin pu lui trouver une place digne de ce nom ! inlove Merci beaucoup pour cette merveilleuse validation qui a totalement perçu mes intentions et l'essence du perso ! (Bien, chef, oui, chef, pour les cessations de plainte de mon style ! XD yeuxchat )

Je ne doute pas que je trouve ici la paix que je ne croyais trouver que sur mon propre forum ! Et déjà, ma décision de n'avoir qu'un seul perso pour ne pas être débordé doit résister ardemment contre 2 DC que m'inspirent ton contexte !^^ Mais on verra plus tard ! J'ai envie de jouer Ofelia d'abord ! Et j'ai déjà au moins 2ou 3 partenaires qui m'intéressent fortement ! ^^ happy love

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Re: Ofelia, muse des arts de la main

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