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Un transfert des plus banals ? (Morgan)

Message par Saphyr Reynarth le Ven 24 Juil - 14:57

Saphyr était assise à son bureau, dans les quartiers de l’Armée Blanche. Devant elle, se trouvait un dossier qu’elle était en train de feuilleter. Un compte-rendu sur les agissements de leurs adversaires, du moins ceux que les protecteurs de la cité avaient pu observer. Les agents de Gaïa pouvaient se montrer aussi insaisissables qu’une anguille. Pensive, la jeune femme se remémora la dernière attaque qu’elle avait contribué à faire échouer. Son pouvoir était fort pratique, mais en dépit de la présence d’un amplificateur, elle avait goûté au prix de l’effort. Le contre-coût s’était fait ressentir sur les deux journées suivantes. Comme quoi, même si elle commençait à maîtriser plusieurs aspects de sa mutation, cette dernière ne manquait pas de lui rappeler que ce n’était pas gratuit. Depuis cette nuit-là, il n’y avait pas eu d’attaque majeure à l’encontre de la ville. Pourtant, Saphyr savait pertinemment que le calme était trompeur.

A cet instant, elle reçut une communication d’un de ses supérieurs. Une nouvelle mission venait de lui être confiée. La soldat haussa un sourcil en prenant connaissance du contenu de cette opération. Mener Morgan dans un des laboratoires de la ville. Remarquée par Obra Lux, ses actes n’étaient pas sans conséquence sur sa carrière et la nature du travail qu’elle effectuait s’était vue quelque peu modifiée. Un œil inexpérimenté aurait pu ne voir qu’une mission de routine, mais Saphyr savait que la présence de la prêtresse de Gaïa en ville suscitait bien des controverses. La prudence était de mise et l’information ne devait pas filtrée jusqu’aux oreilles des alliés de Morgan, au risque de se retrouver avec une bataille rangée sur les bras.  Le trajet allait devoir être planifié, les membres de l’équipe choisis ainsi que la date et l’heure. Du travail et de la planification en perspective.

**

La tour Lux. Saphyr leva les yeux vers l’imposante structure avant de pénétrer dans les lieux. Elle était accompagnée par une petite dizaine de soldats. Eviter d’attirer l’attention de manière inconsidérée lui semblait judicieux, mais la sécurité de Morgan  était primordiale. Saphyr aimerait autant éviter d’être pendue en place publique si la prêtresse lui échappait ou pire si elle mourrait. Il était tout aussi risqué que prometteur d’être dans les papiers de l’Impératrice, et actuellement Saphyr ne savait que penser. Laissant ses pensées de côté, elle et son équipe se présentèrent auprès des hommes d’Obra, montrant patte blanche avant d’accéder à la cage dorée de Morgan. Epurée mais ô combien vénéneuse pour une enfant de Gaïa.

- Bonjour Morgan. Le ton de Saphyr restait professionnel.  Nous sommes attendus à Springfield.

C’était le nom donné à un des laboratoires situé en périphérie de la ville. Saphyr s’étonnait que Morgan soit emmenée là-bas vu qu’il y avait tout ce qu’il fallait au sein de la tour Lux. Fait intriguant, cependant, en bon petit soldat, Saphyr n’avait pas posé plus de questions. Elle observa celle dont elle assurera la protection dans les heures à venir avant de faire signe à ses acolytes de préparer Morgan au transfert. Saphyr se souvenait très bien de la furie qu’elle a dû maitriser lors de l’attaque des lumières. Elle savait que le calme apparent du trophée d’Obra n’était qu’une façade. Alors autant prendre les précautions adéquates.

Plus tôt son groupe atteindra sa destination, mieux cela vaudra. Non pas qu’elle veuille se débarrasser de Morgan mais diligence sera synonyme de sécurité. Saphyr n’était pas très expansive et se contenta de donner le minimum d’informations à Morgan. Elle gardait un œil sur le déroulé des opérations et l’équipe fut rapidement dehors. Une fois le pas de la tour franchit, commençait la partie du parcours la plus risquée. Morgan se trouvait au centre du dispositif et Saphyr se trouvait à ses côtés.

- Si vous vous tenez tranquille Morgan, le voyage ne sera qu’une formalité.

Simple remarque, Saphyr n’en était pas à proférer des menaces et l’armement dont chaque soldat était doté devrait dissuader Morgan de toute tentative de fuite. De toute manière, Saphyr n’hésitera pas à user de son pouvoir à l’encontre de Morgan si nécessaire.

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Re: Un transfert des plus banals ? (Morgan)

Message par Morgan le Lun 3 Aoû - 9:37

Sa porte est silencieuse. Nul grincement, pas la moindre ombre d’un frémissement. Rien. Sa porte est close et les heures trainent, anodines, alors que les nerfs de Morgan se resserrent. Vrombissent les pensées contraires. Caracolent les craintes, bruissent les doutes. Dans l’abysse sombre de son regard perle, s’étirent successivement les émotions volatiles, craintives, qui s’emparent de son âme. La main sur la vitre, les yeux dans le vide, Morgan voit sans voir. Pas même la beauté du ciel n’émeut son appétit de neuf. Voilà des heures que le soldat blanc, celui avec le regard vert, vert feuille et les cheveux blonds, trop courts, aurait dû venir le chercher. Cela fait presque une semaine qu’il l’accompagne chaque jour jusqu’aux étages plus bas. Celui-là, pour une fois, Morgan le trouve beau. Alors elle ne lui parle pas, elle ne lui dit pas un mot. Elle ne répond même pas quand il lui parle. Elle fait semblant de rien. Morgan le préfère à l’odieux qui se moquait, le mois précédent. Celui-là, elle lui parlait. Beaucoup. Le plus possible. Et devant Obra, elle mimait un semblant d’amitié, de complicité. Quand bien même sa fierté meurtrie se déchirait davantage, pour lui faire croire, a lui aussi, qu’elle l’aimait.

Ça pour mentir, elle sait s’y prendre Morgan. Même si son impulsivité met à terme ses plans avant qu’ils n’aboutissent. Ça pour mentir, elle sait faire. Le soldat blanc, jeune, aux traits fins quand tous les autres ont la mâchoire trop carrée, le verbe trop dur. Il croit qu’elle la déteste. L’ignore. Comme si elle était reine dans son château qui ne voit les laquais. Les oublies parmi les meubles. Et pourtant, du coin des cils, Morgan l’épie. Il est jeune, aussi blond que l’Aurore, aux habits blancs d’un peuple de discipline et de fers. Mais. Peut-être. Quand bien même. Il doit vivre une vie dont il rêve. Rentrer le soir, chez soi. Quitter la tour. La tour Lux. Quitter même peut-être la cité blanche. Flirter avec les limites de la ville. Partir, il ne le peut pas. Gaia ne le laissera pas faire. Mais au moins sa cage n’est pas si petite. Peut-être même qu’il ne s’en rend pas compte. De tout ce qu’il y a dehors. Des fers que lui met l’Aura. De la froide détermination de l’Aurore.

Il ne vient pas. La porte reste close. Ni lui, ni un autre. La porte est désespérément fermée. Et les papillons du désespoir volètent dans ses yeux. Qui tombent. Les paupières sont lourdes d’un maquillage trop prononcé. Les paupières s’élèvent, se relèvent. Les yeux s’agitent et les prunelles, tout au centre, sont toutes attentives. Personne ne vient, pas encore. L’angoisse la tiraille. S’il ne vient pas, ce devrait être un autre. Hier ils lui ont fait une prise de sang, aujourd’hui il se passera quelque chose, quelque part. C’est sûr. Où ? Ils tardent. Son imagination enflamme la moindre idée, plus puissante qu’une flamme qui toucherait une allumette. Où ? Et surtout, quoi. La dernière surprise de ce genre l’a laissé chaos pendant 3 jours. Et, enfin, quand s’ouvre la porte, Morgan se retourne. L’œil inquiet alors qu’elle cherche une vague constance en secouant ses cheveux du bout de des doigts pales.

Saphyr. La soldate. Morgan se rappelle d’elle. Elle a laissé sur son visage, la trace glacée de ses doigts secs. Elle a laissé sur sa peau la morsure acide de la discipline, du froid polaire. Elle l’a giflé, comme seules osent les femmes Lux. Avec un professionnalisme et une discipline irréprochable. Depuis, Morgan balance entre haine et indifférence. Doit-elle blâmer celle qui protège les siens ? Pour l’heure, elle reste sur le fil, la question au bout des lèvres, l’œil sans réponse. Elle ne lui parle, ni ne se tait, Morgan se force a une neutralité qui n’est sienne, masquant ses émotions brutales sous le masque satinée de son maquillage de jeune femme.

-Bonjour Saphyr.

D’égal à égal. N’a-t-elle pas osé poser la main sur elle ? Ne l’appelle-t-elle pas par son nom. Bien qu’un nom de famille, elle n’en a guère. D’égal à égal, quand bien même Saphyr commande. Morgan se retourne vers la vitre, regarde un dernier instant au dehors. Springfield est à peine visible d’ici. Dans l’angle de la vitre, caché par les joints, les lointains laboratoires ne sont qu’ombre dans sa mémoire. Mais ombres fleurissantes. Autrefois, là-bas, nul mal ne lui fut fait. Et même, la scientifique, elle était douce avec l’enfant qu’était alors Morgan. Elle lui avait donné du chocolat. Un très bon morceau de chocolat. Alors, les doutes, les craintes, et même, le labyrinthe gris de ses petites terreurs apprivoisées caressent sa peau avec douceur, l’invitant au départ. Le vol de ces papillons de nuit, aux pattes brutales et aux ailes vénéneuses, allègent l’esprit de la belle. Ils disparaissent, tous ses doutes. Morgan sait où elle va et entre quelles griffes elle se fera disséquer. Ses lèvres ne peuvent retenir un soupir las, alors que son cœur s’apaise et que cesse enfin la tonitruante apocalypse de ses rythmes changeants. Un soupir qu’elle espère discret. Puis, elle murmure, comme si elle avait le choix.

-Très bien.

Ses yeux se séparent de la vue plongeante sur la ville. La distance, déjà, la fait frémir d’une nouvelle excitation qu’elle ne dissimule qu’avec peine. Le vrai monde, elle va voir le vrai monde. Les chemins, les routes. Les gens. De vrai gens. Sans maquillage et coiffures affolantes. Sans l’épée d’Obra au-dessus de leur visage. Sans plus discuter, elle prend le temps de mettre ses chaussures, des talons noirs, ouverts, d’une grande simplicité. Aujourd’hui elle a délaissé ses robes pour une tenue plus cavalière. Un pantalon élégant, un haut simple d’un tissu fin. Sas mains se saisissent de sa chevelure, la natte avec patience, lenteur. Elle savoure la crasse de ses cheveux doux contre ses mains, qui enlacent ses doigts, épousent ses formes. Morgan savoure l’instant, le départ. Comme à chaque fois elle fantasme. Murmure en soi, adieu à ce lieu qui est sien. Mais elle n’est pas libre alors elle tend ses bras, l’un après l’autre, au soldat le plus proche. Mesure de sécurité oblige, les deux bracelets qu’il accroche sur ses poignets sont des entraves lâches. De simples bracelets. Jusqu’à ce que le monde se déchaine. Les gestes brusques, l’ordre magnétique de la commande, les transforme en menottes serrées qui se rejoignent. Morgan avait l’habitude de toujours les porter, autrefois, obligée par Obra, qui aimait dans ce gadget hitech son design élégant.

Obéissante, sage, la petite reine sauvage suit Le joyau blanc des armées blanches. Mieux dressée qu’un chien à qui on a appris à se tenir en laisse, elle avance du même pas. Muette, ombre fantomatique qui pourrait sembler inexistante si seulement les gardes, de petits regards en coin, ne la surveillaient pas. Elle les ignore. Elle ignore Saphyr. Rien ne lui importe davantage que son port fier, que cette nuque qu’elle tend, droite, avec l’élégance d’Obra et sa froideur. Quand Saphyr lui parle, à la sortie de sa tour, la protégée d’Obra ne répond pas. Elle ne la regarde pas. Saphyr la vue en proie à des émotions contraires, sauvages. C’est rare qu’elle se laisse à être, si loin de son masque, si fragile. Aussi claire qu’eau de roche et sombre qu’orage qu’on retient, jour après jour, de plus en plus sombre, croyant peut-être qu’il ne rugira pas.

C’est une ombre sur le toit. Avec un regard froid. Qui la voit.

Une voiture s’arrête, devant eux. C’est une voiture blanche. Spacieuse. Ce n’est pas une des voitures de l’armée, ils ont choisi la discrétion. Mais une voiture grande, longue aux allures de limousine. La porte s’ouvre, ils entrent, les soldats. Elle entre aussi. Avant Saphyr. Morgan s’installe sans les regarder, profitant d’un luxe qui n’est le sien alors qu’elle attache sa ceinture. La voiture démarre sans un bruit et déjà, si vite, s’engage sur les chemins de la science et du destin. S’éloignant de la cite blanche, elle s’enfonce dans les bas fond. Prends des détours. Et des tours, encore, quand devant elle un immeuble effondré lui bloque le chemin. Morgan ne dit rien, elle aime voir, par la fenêtre teintée, le monde dehors. Elle aime ce monde qui la hait. Ce monde triste, froid, aux nuances de fer et le cœur plein d’acier. Elle s’est habituée à ce monde, à leur discipline et à leur fierté. Elle les comprend presque, parfois, quand elle s’égare sur les chemins de l’empathie. Pas lui. Il ne veut pas comprendre. L’homme au milieu de la route.

C’est une histoire triste. D’autrefois. Une cruauté de Gaia.

Ses yeux ouvrent le métal, il déchire la voiture. Les pneus crissent sur le bitume. La voiture dérape et très vite, fait des tonneaux dans le décor. La mort, la mort arrive. Et Morgan n’y peut rien. Rien. Le lierre de son âme ne peut s’accrocher à nul arbre. Nulle bête ne peut feuler, devant elle, pour la protéger. Et même le roi des insectes ne saurait tuer le mal qui la blesse. La mort s’en vient et tout le pouvoir logé en elle, rugit sa frustration. Les yeux ouverts, pour ne rien manquer, Morgan manque de vomir alors que roule le véhicule sur la route bétonnée. Tout autour, c’est si chaud. Si fort. Les odeurs se mélangent à l’essence. Les senteurs du bitume et de la brulure. Chimique. Se mélangent. Comme les couleurs. Ses yeux ne ferment. Se plissent si fort. Est-ce les siens ? Est-ce les siens qui la tuent ? La libèrent de sa boite à jouets, de son existence sous cloche ? Des larmes glissent le long de son visage. Son mascara dessine sur la peau tendre de ses joues salées les arabesques de la crainte et du désespoir.



Enfin, après une dernière violence, un choc, tout s’arrête. Les roues tournent, au-dessus, dans un bruit de mécanique violée. Le moteur ronronne encore, si faiblement. Sa ceinture l’empêche de respirer. Elle la débloque, tombe, dans la voiture. Se brise sur le métal ouvert. Saigne, si vite. Morgan est sonnée. Martelle dans sa tête, les cloches de l’apocalypse. L’étrangle son collier, qu’elle essaie en vain de retirer. Qu’importe, les siens sont venus. Plus rapide que les autres, peut-être moins touchée. Elle marche à quatre pattes jusque sortir de la voiture. Les siens sont venus. Les siens peut-être. Elle aimerait tellement que Kalliope soit là. Elle aimerait tant pouvoir lui dire en revoir. Avec difficulté, en se tenant à la voiture. Ensanglantée, les vêtements déchirées. La prêtresse se redresse. Elle les regarde, avec la fierté d’Obra. Ce port droit, taillé dans l’acier. Sa main passe sur ses yeux embués. Elle peut les voir, enfin, ses meurtriers.

La vengeance, enfin. Il la tuera.

Il n’y a pas d’éclair. Pas d’orages. Pas Kalliope.
Nul animal ne la caresse, nul végétal ne l’enlace.
Ce n’est pas eux. Mais les autres. Qui ricanent.
Horde qui les entoure, légion d’invisibles.
Et Morgan ne leur laissera pas, à eux, cette victoire.
Ses lèvres faibles murmurent un appel. Lent. Rare.

Un nom. Saphyr.



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Re: Un transfert des plus banals ? (Morgan)

Message par Saphyr Reynarth le Dim 30 Aoû - 13:57

Spoiler:
Désolée pour l'attente

Morgan se souvenait d'elle. Leur précédente rencontre a été percutante quand la prisonnière avait tenté de détruire l'aura. La furie de Gaïa ou son désespoir ultime... En soit, la soldat n'avait aucune envie de se retrouver dans la position de Morgan, elle n'imaginait guère ce qu'elle encourrait en tombant entre les mains des adeptes de Gaïa. Un interrogatoire pour lui faire cracher les faiblesses de la ville, très certainement. Mais pour l'heure, Saphyr a toujours réussi à éviter cette conjecture.

Aucune résistance, une lourde résignation. Morgan se laissa faire bien qu'elle ait pris le temps de se préparer pour cette sortie. Elégante dans sa simplicité, mais entravée par précaution. Apparente fragilité contrastant avec cette fierté sous-jacente. Morgan était la prêtresse de Gaïa, l'un de ses membres les plus influents. Saphyr ne devait pas oublier à qui elle avait affaire.

Tout se passait bien. Ils étaient tous montés dans la voiture réquisitionnée pour cette mission. Pas d'affichage militaire, voiture banalisée confortable. Morgan les ignorait superbement, ce qui ne dérangeait pas Saphyr ni son équipe. Le silence s'installa, les kilomètres furent avalés jusqu'à ce la voiture échappe à tout contrôle. Dérapage, crissements de pneus....

Les passagers furent ballotés dans tout les sens avant que la voiture n'arrête sa course folle. Accident inattendu. Encore sous le choc, Saphyr voyait trouble. Position inconfortable que de se retrouver tête en bas. Elle aperçut Morgan qui s'extirpait des décombres. Une attaque ? Gaïa ? L'urgence se faisait sentir, les soldats devaient réagir. Ôtant la ceinture qui la maintenait, Saphyr chuta sur les débris, occasionnant de nouvelles blessures. Rien de grave en plus de ses contusions. L'odeur de carburant assaillit ses narines. S'éloigner du véhicule. Mais avant cela, elle s'assura que ses compagnons étaient toujours vivants. Certains étaient sonnés, d'autres blessés plus ou moins gravement.

La situation n'était guère favorable. Une fois debout, Saphyr observa les alentours et constata la présence de nombreuses personnes aux intentions belliqueuses vu leurs attirail et leur comportement. Des citadins... Saphyr aurait préféré voir les condisciples de Morgan, au moins ils étaient ses ennemis. Alors que les habitants étaient ceux qu'elle protégeait. Elle crut percevoir un appel de Morgan, faible, perdu.

Saphyr se redressa avec toute la prestance d'un membre de l'armée. Pas d'échappatoire visible et elle prit conscience que son arme n'était plus à sa ceinture. Certainement tombée lors de l'accident. Elle s'approcha de quelques pas, fixant celui qui semblait mener le groupe et faisant signe à Morgan de rester derrière elle.  

- Que voulez-vous ? demanda-t-elle d'une voix forte. Sachez que des renforts ne tarderont pas à arriver, vous feriez mieux de laisser tomber toutes velléités de combat.

Saphyr se voulait ferme et sûre de ce qu'elle avançait. Durant la préparation de la mission, la plupart des scénarios avaient été envisagés, dont celui d'une attaque et une équipe se tenait prête à intervenir si le timing n'était pas respecté. Mais sous combien de temps ?.... Saphyr essuya le sang qui lui coulait dans l’œil suite à une coupure de l'arcane sourcilière droite. Uniforme foutu. Leurs adversaires se tenaient-ils tous devant eux ? Ou certains se cachaient-ils dans les immeubles alentours ?

Les membres de son équipe s'extirpaient un à un de la voiture. Le chauffeur était encore inconscient ainsi que deux autres soldats. Un autre souffrait d'une fracture à la jambe, d'autres de nombreuses coupures et contusions. Tous étaient sur leurs gardes et deux d'entre eux vinrent se positionner derrière Saphyr, armes en main. Saphyr n'était pas de nature à rechercher le combat, cependant, elle n'hésiterait pas s'opposer aux citadins pour protéger Morgan.  Ses supérieurs lui avaient confié une mission, elle s'en acquitterait.

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