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Aodh Lasair <Terminé>

Message par Aodh Lasair le Mar 7 Juil - 15:38




Aodh Lasair



"Ici aujourd'hui, puis s'en aller demain."




Nom :Aodh Lasair
Avatar : Wade Holter
Age :22 ans
Groupe :Gaia
Fidélité  : Fidèle à ses instincts et à travers eux à Gaia
Rang :Soupir Ardent

Don: Le feu intérieur. Gaia m'a gratifié d'un nouveau souffle, plus vivant, plus fort, plus ardent. Mon corps peut atteindre des températures qui feraient fondre l'acier comme du beurre lorsque je suis proche de la forêt, et mes étreintes, mes baisers, peuvent être doux et réconfortants comme ceux d'un père ou d'un époux, ou ardents et mortels comme le plus violent des brasiers de haine.

Signes distinctifs : Gaia m'a laissé sa marque sur le buste. Mon tatouage prends sa source au niveau de mon nombril, partie de mon corps ou j'ai l'impression que se concentrent toutes mes émotions de manière physique, et continue jusqu'aux pectoraux, en un réseau serré de nœuds et de courbes délicates





Caractère :
Je suis comme Gaia m'a révélé à moi même. Concentré d'émotions, de vie, à son état le plus instinctif. Je suis le père, rassurant et calme, des enfants déshérites au pieds de la ville. Je suis l'époux, protecteur et aimant, de mes amours fugaces mais sincères. Je suis l'ami fidèle, qui réchauffe les âmes froides et triste. Je suis l'amant passionné d'une nuit, ardent de force et de vie, pour quelques instants. Je suis l'ennemi juré, haine à l'état pur, sans pardon, sans conscience, jusqu'à la mort, de ceux qui croient que la vie est malléable à souhait. Perpétuellement changeant dans mon humeur, j'ai la constance de mes affections, l'intensité dans mes relations. Mon amour et ma hargne peuvent être étincelles comme brasiers, ils changent, faiblissent ou se renforcent, mais jamais ne s’éteignent. Je suis vivant.


Physique :
Je cours. Pourquoi? Pour rien. Pour tout. Pour ce sentiment grisant que me procure la sensation de l'adrénaline parcourant les veines qui suivent mes muscles longs et fins, d'une jeunesse vive et forte, mais déjà très masculins, mis en valeur par ma taille honorable d'un mètre quatre-vingt six. Pour cette sensation fraîche de la sueur qui coule sur mon visage rougi, de la racine de mes cheveux roux pour continuer le long de mes pommettes constellées de tache de rousseur à l'instar de mon nez à angle droit, ni fin ni épais, de ma mâchoire qui se termine par un menton strict mais non proéminent, viril avec sa barbe soignée où les gouttes finissent leur course. Toutes ces sensations me procurent une libération, ou plutôt une communion, avec la vie, avec Gaia, ma vraie mère. Elles font venir les larmes à mes yeux d'un bleu-gris que certains disent étrange, les embuent sous l'effet de cet intense bonheur. Ma peau blanche, presque dénuée de toute pilosité, ci ce n'est la ligne de poils qui relie mon bas-ventre et mon nombril, prolongé par le tatouage que m'as laissé Gaia. Le halètement qui s’échappe de ma bouche au lèvres fines mais rebondies laisses dans l'air de petites banderoles de vapeur. Cette bouche, si pincée lorsque je suis contrarie, prêt à exploser, ou si rieuse lorsque j'aime. J'ai assez couru. Je m'allonge au sol, mon être tout entier épousant les formes de la terre. Je m'endors.





*-Merde!*
Ce petit mot, hurlé, marque le tournant de ma vie. J'avais dix-sept ans. Dix-sept ans que mes parents me disaient quoi dire, quoi faire, quand sourire avec nos fortunés voisins dont nous n'avions rien à envier. Dix-sept ans d'hypocrisie. Dix-sept ans de paraître, de faux semblants, de théâtre. Et là, cet unique petit mot, qui me faisait enfin être, exister pour moi même et pas pour cette famille qui ne me semblait pas la mienne. Je l'avais gueulé au visage de mon père. Je me souviens de son visage à ce moment précis. Incrédule, médusé, complètement désarmé devant cette réaction que je n'avais jamais eue. Mais le barrage que j'entretenais depuis un bon moment venait de céder. Pris d'une pulsion tout aussi soudaine que celle qui venait de m'animer, je me suis retourné et j'ai pris la porte, en courant, courant à en perdre haleine, courant sans savoir ou j'allais. J'ai couru jusqu'à m'effondrer. Je ne savais pas ou j'étais exactement. La misère et la crasse étaient largement visibles. J'en ai déduit que j'étais aux abords éloignés de la ville. Là ou vivaient tous les miséreux qui n'avaient pas la chance de faire partie d'une des grandes familles de White City. Je me suis relevé et j'ai marché au hasard, me demandant si j'avais mal agi, si je devais retourner chez moi. Mais non. Jamais. Jamais je n'y retournerai. Je voulais être en vie. Pas faire semblant de l'être.

Apres quelques temps à marcher, je suis arrivé dans un endroit qui pouvait sembler incongru dans cet environnement sale et puant, suintant la tristesse. Un petit coin derrière un immeuble vétuste. Une herbe verte et grasse y poussait. Je m'en suis approché. Quelques fleurs parsemaient le tapis végétal. J'ai posé les pieds dessus, et j'ai sursauté, étonné par la sensation. Je m'étais enfui sans chaussures, et je venais de le remarquer. Cela m'a ramené a la réalité. Épuise, je me suis roulé en boule, et là, j'ai pleuré. J'ai pleuré de tristesse. De rage. Soudain, une sensation étrange me prends. Une chaleur douce. Maternelle. Comment je pouvais la décrire? Je n'en sais rien, ma mère ne m'avait jamais procuré ce sentiment. Mais j'étais certain que seule une mère pouvait faire ça. Fatigué, mais bercé par un sentiment d'apaisement de sécurité, j'ai fini par m'endormir.

Quand je me suis éveillé, j'ai été intrigué par une odeur de brûlé. J'ai décollé mon visage de mon lit de verdure, et là où quelques instants plus tôt était ma bouche ne restait qu'une végétation carbonisée. J'avais chaud. Ou plutôt, mon ventre me donnait chaud, une espèce de boule incandescente au niveau du nombril. J'ai soulevé mon T'shirt. Une marque, faite de nœuds et de lignes courbes, me remontait de cet endroit si étrangement ardent jusqu'au haut de mon torse. Qu'est-ce qui m'arrivait putain? J'ai paniqué, regardé autour de moi que personne ne me voyait. J'ai repris l'observation de ce tatouage. Et là, tout c'est éclairé. Gaia. Celle dont mes parent parlaient. Cette ombre qui les faisait frémir, ou cracher sur les adeptes de cette entité vénérée par certains. Elle était vraie. Palpable. Je l'avais sentie la veille en m'endormant. Je comprenais enfin. Oh oui, je comprenais. La vie que je voulais, car il n'y a que ça de vrai. Sentir. Exprimer. Ce qui illuminait l'existence, ce qui permettait le contact avec Gaia. Elle m'avait fait don de cette vie cette nuit. Elle était devenue ma vraie mère.

J'ai passé les quatre années suivantes à écumer la rue écuyère. Les gens ouverts aux appétits physiques ne manquaient pas la-bas, j'étais pas mal foutu et pas mal doué. Ça me plaisait, c'était le moyen le plus facile que j'avais trouvé pour atteindre à nouveau ce sentiment de plénitude que je voulais revivre encore et encore. Jusqu’à ce que je tombes sur une patrouille de l'armée blanche, qui recherchait des gens comme moi. J'ai croisé le regard d'un des patrouilleurs. Il a compris. Je me suis mis à courir vers les décombres les plus proches de la forêt. C'était mon territoire, je pouvais le perdre facilement, ce salaud, si j'y arrivais assez vite. Mais il m'a rattrapé. Un coup dans les genoux, j'ai roulé par terre, lui aussi. Et là, je sais pas pourquoi, je l'ai attrapé, et je l'ai embrassé, dans une impulsion, sur les ordres d'un instinct impérieux auquel j'obéissais. Pas avec amour. Avec haine. La surprise dans son regard a laissé place à une douleur qu'il a tenté de crier. Peine perdue, le souffle que je déversais en lui avait déjà brûlé ses poumons, et après quelques secondes son cœur. Je l'ai laissé tomber, son regard était vide, la vie s'en était allée. Mais son visage lui... Son visage était figé sur une angoisse et une douleur indescriptible, défiant l'imagination la plus sinistre.

Depuis je me planque dans les décombres avec les miséreux. J'apprends à les connaitre. Je les aimes bien en fait. Surtout les mômes. Personne ne s'en occupe. Moi si. Quand en hiver il gèle je les réchauffes. Quand ils pleurent je les consoles. Je joue avec eux. Parfois aussi je croises encore quelques personnes que je fréquentais rue Ecuyère. Ça fait du bien de les revoir. Mais l'armée me chasse. Comme elle chasse les pauvres du centre ville d'ailleurs. Je penses à rejoindre la résistance. Je sais pas trop. Est-ce que je suis fait pour vivre avec eux? Pour obéir? J’obéissais déjà assez avant. Mais la lutte, elle, elle en vaut peut-être la peine. Ce combat contre mon ancienne vie, contre tout ce que je vomis. Pourquoi pas après tout.



Le visage derrière le masque



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Comment avez-vous connu Dark Cloud at Dawn ? Une nuit d’errance sur Tour de Jeu à lire des contextes de forum RP
Des questions, des suggestions : Aucune, le forum est magnifique.
Un petit mot : C'est mon premier forum rp non médiéval, mais le contexte m'as séduit profondément, et la qualité de vos plumes m'a enchanté, j'espère être à la hauteur.


Dernière édition par Aodh Lasair le Mer 8 Juil - 22:11, édité 1 fois

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Cloud le Mer 8 Juil - 22:00

Bienvenue officiellement sur Dark Cloud at Dawn !

Il se dégage beaucoup de chaleur dans ce personnage, que tu insuffles par ta plume, les métaphores ou les détails que tu as apporté à ses descriptions dans le vif. L'incarnation de son pouvoir est très juste. Associé à sa rousseur, son instabilité, sa sensualité et sa personnalité même. Son don est parfaitement dosé.

L'histoire se lit très vite, tellement elle est vivante. On perçoit les différentes étapes de ton personnage, la naissance de son don, de ses épousailles avec Gaia. On suit ses doutes, ses incertitudes, ses changements de route brutaux ou plus en douceur. On sent ta maîtrise du contexte, pourtant complet et parfois un peu complexe, il n'y a nulle faute ou mauvaise compréhension.Ton personnage habite déjà la cité blanche, dans ses mœurs, ses aspirations, ses paradoxes et son petit monde étroit.

Enfin, je suis très impressionnée par ta plume, ta maîtrise de la langue française. Je n'ose espérer être bilingue comme tu l'es, un jour ! Tu as une écriture très vivante, très rythmée et toute en élégance. C'est très agréable à lire.

Je suis toute heureuse que tes errances d'insomniaques t'aient mené jusque nous ! J'espère que tu te plairas sur le fow ! Je te donne ton rang et tes couleurs ! c

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Ofelia le Mer 8 Juil - 22:02

Hello toi ! coeur

J'aime beaucoup ta plume ! Et ce personnage ! bave bave

Bienvenue à toi ! Au plaisir de croiser ton souffle ardent qui inspirera surement mes toiles ! ecrase

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Aodh Lasair le Mer 8 Juil - 22:05

Merci, vous me touchez avec vos gentillesses *a les chevilles qui gonflent. AAAAh!* Je suis heureux que ça vous ai plu, en espérant bientôt vous rejoindre en Rp Wink

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Carol Cecil le Mer 8 Juil - 22:05

Bienvenue officiellement !

T'as un rythme très marqué, c'est super agréable à lire ! Very Happy

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Craig Moffat le Jeu 9 Juil - 11:18

Bienvenue à toi ! ^^

Je dirai même plus,
Ta plume est très agréable à lire !

Bon RPs parmi nous ! Very Happy

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

Message par Saphyr Reynarth le Mer 22 Juil - 11:26

Bienvenue ^^

Jolie fiche que voilà. Au plaisir de te croiser (ou pas) en rp.

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Re: Aodh Lasair <Terminé>

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