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Kalliope -

Message par Kalliope le Mar 28 Oct - 10:45




Kalliope



"Dis moi qui tu es, je te montrerais ton vrai visage."





Nom : Kalliope
Avatar : Ira Chernova
Age : 19 ans
Groupe : Gaïa
Fidélité  : Totale
Rang : Chef de la rébellion, de facto

Don : L'électricité. L'Homme prétend l'avoir domestiquée ? Arrogance. Elle est ce courant invisible, primitif, agressif.  Elle est cette tension qui s'accumule dans l'air. Elle est la foudre qui s'abat en un battement de cœur. L'éclair qui mord la chair. Le tonnerre qui gronde par-dessus les chants. L'orage qui couvre le ciel bleu. Loin de l'eau tumultueuse, mais apaisante, de son père ; loin de la nature sauvage, mais aimante, de sa jumelle. Une puissance violente, née d'un équilibre précaire, d'une tension entre deux opposés ; la destruction, sans la création : voilà ce qu'on lui a accordé.

Signes distinctifs : Les tatouages aux figures étranges qui résident à la surface de l'épaule et de l'omoplate. Répartition symétrique des symboles, rompue, déséquilibrée. A chaque pôle son comportement, sa logique propre. Exubérance pour la senestre, lignes aux mouvement aléatoires, désordonnés, qui débordent amplement le coude, qui mordent la peau du dos. Discrétion pour la dextre, traits aux infimes variations qui se cantonnent au même circuit, inlassablement.


Portrait en Quelques lignes



Caractère :


Violence électrique, mais solidité métallique. Un orage tonne, frappe, se déchaîne, puis se dissipe. Le métal est froid, passif, inerte, mais solide et durable. L'alliance de deux extrêmes. Une détermination en acier trempé, pour mieux canaliser et diriger l'éclair né de la tension. L'aveuglement ne fait pas partie des options. La lutte sera longue. La violence devra frapper avec discernement. Le sang ne coulera pas inutilement. Les vies ne se gaspilleront pas. La fin est unique, mais les moyens sont multiples. Simples, mais dangereux. Complexes, mais efficaces. Lents, mais sûrs. Tant de choix. De conséquences. Ce fardeau est le sien. L'assumer sans l'esprit clair ? Une trahison pour ceux qui sont tombés. Elle souffre, à chaque perte. A chaque échec. Son peuple. Qu'elle aime, qu'elle adore, envers et contre tout. Un même esprit, un même sang, une même chair. L'utiliser pour alimenter cette lutte incessante ? Un poignard en plein cœur. Mais le protéger passe avant tout. Toute sécurité est illusoire, tant qu'elle est entre les mains de cette lumière corrompue et avide.

Alors elle doit continuer. Avancer. La tension entre son devoir et ses remords ne fait qu'alimenter sa résolution. Un chef de meute ne peut pas être faible. Il doit montrer l'exemple. Son repos ? Lorsqu'elle sera complète, à nouveau. Lorsque l'élue de Gaïa aura repris la place qui est la sienne. Alors pourra-t-elle enfin déplacer un peu son fardeau sur les épaules d'une autre. Dormir d'un sommeil serein, sans rêves, sans fantômes. Si peu de distractions. Si peu de détente. L'esprit doit rester clair. Le corps sur ses gardes. Mais la tension finit par s'accumuler. Alors elle s'engage à son tour dans la lutte, parmi les siens. Elle agit. Elle combat. Elle se déchaîne. Évacue un moment cette frustration, cette violence, ses angoisses, ses tourments. Un instant seulement. Des occasions rares, si rares ... Elle doit mener par l'exemple. Mais elle ne peut se permettre d'être prise, à son tour. Alors il faut laisser la place à d'autres, quand le risque est grand. Elle en hurle de frustration.

Tension, encore, au plus profond de son être. Un orage couve. Charges positives, charges négatives. Qui s'accumulent, se mêlent, s'entrechoquent. Différents noyaux, qui les polarisent. Guerrière. C'est sa nature. Elle en est fière. Protectrice des siens. Des plus faibles. Mais rôle imposé. Un carcan. Une prison, aux parois plus solide que l'acier. Quelque part, une petite fille en pleure. Une adolescente hurle et tempête. Violence. Un mal nécessaire. Son plaisir réside dans l'action. Pas dans la souffrance infligée. Mensonge ? Où s'arrête la nécessité ? Où commence la cruauté ? Peur, angoisse d'y plonger. De ne jamais en revenir. De prendre goût à ces os brisés, à cette chair brûlée, à ce sang versé. Gaïa. Elle l'aime. Comme une fille, et plus encore. De toute son âme. Mais l'incompréhension est là. La perte d'une mère. Le sentiment de rejet. D'être jugée indigne de son père. Une condamnation à n'être que destruction et carnage. Mais tout cela n'est rien, comparé au noyau central ...

Morgan. Sa moitié. L'élue de Gaïa. Sa sœur. La grande prêtresse. Sa jumelle. Autant de mots qui échouent à décrire son importance. Elle l'adore ? Non, plus que ça. Être séparée d'elle ? Être coupée en deux serait plus juste. Agacement et rire. Lassitude et compassion. Perplexité et tendresse. Jalousie et attachement. Tous ces sentiments contradictoires que suscitait cette autre elle-même. Si différente et si semblable à la fois. Amputés, enfouis, quand le couperet tomba. Désormais, ne règne qu'un manque, lancinant, terrible. Qu'une culpabilité sourde, toujours présente, revitalisée par sa faillite. Par sa jalousie, passée, présente, à l'égard de celle qui attirait toute l'attention ; de son père, des autres, de Gaïa, et d'elle-même. Qu'une colère, profonde, permanente, dirigée contre les ravisseurs et tous leurs complices. Et contre cette sœur, qui lui a tout pris et ne lui a rien laissé. Cette sœur, qui lui a tant donné, avant de disparaître.


Physique :


Un contenant si banal pour abriter cette énergie. Nouveau paradoxe ? Seulement pour qui ne sait aller au-delà des apparences. Pour qui s'arrête à cette allure de sauvageonne, de garçon manqué. Une stature qui ne se démarque pas. Une silhouette que l'on pourrait croire fragile. Nombreux sont ceux qui la dépassent. Qui sont plus imposants. Plus forts. Plus remarquables. Nombreuses sont celles qui rayonnent plus. Qui attirent plus les regards. Qui excitent plus la passion des hommes. Une jeune femme ordinaire ? Peut-être. Jusqu'à ce que l’œil exercé s'attarde sur les indices. La peau hâlée par le soleil. La musculature souple d'une coureuse de fond. La vitalité sous-jacente. La démarche énergique. Les tatouages aux mouvements infimes ou amples, selon l'angle. Les yeux faussement rêveurs, aux aguets. Le corps tout entier sur le qui-vive. Comme un fauve prêt à bondir. Le sillon d'une lame qui vient traverser la pommette droite.  L'impact d'une balle sur l'omoplate gauche. Et d'autres encore, que peu ont pu apercevoir. Et puis, il y a le reste. Ce regard implacable, si difficile à soutenir. Ces iris si sombres, la colère qui y couve, les éclairs qui les traversent. Cette voix, posée, calme mais autoritaire, qui soudain laisse échapper les échos du tonnerre qui gronde. Cette présence électrique, à faire se dresser les cheveux sur la tête, lorsque la rage monte. Un simple mot s'en dégage alors, instinctif, primal : Danger.

Sa féminité ? Ensevelie, sacrifiée, au nom d'une maturité trop vite arrivée. Une amazone n'a que faire du maquillage. Bijoux, ornements, élégance ? Concepts vains et futiles. Sauf quand la mission l'impose. L'efficacité prime. Des tenues serrées, robustes, qui n'entravent rien de ses mouvements. Marrons, gris, verts, teintes neutres et sombres, qui prédominent. De longs cheveux sombres, encre et corbeau, rassemblés en une longue natte, enroulée et fixée quand vient l'heure de se préparer. La seule fausse note. La seule concession à une quelconque coquetterie ? L'unique lien qui lui reste avec cette autre, perdue, égarée, de fait. La cordée qui l'empêche de chuter dans l'abîme, lorsqu'elle vacille.



Son histoire





Un cri, énergique, à peine sortie de l'utérus. Un cri puissant, qui trouble la quiétude de l'aurore. Le bambin ne laisse aucun doute sur sa vitalité. Elle veut vivre, et elle vivra. Pourtant, rapidement, une ombre obscurcit la scène. A la joie succède l'inquiétude. L'attention se détourne d'elle. Pour cette autre, d'un même sang, mais si différente. Faible, chétive, péniblement venue au monde. Son père, le premier, part. Court, de toutes ses forces, emportant cette sœur dont elle n'a encore pas conscience. A l'absence physique du père répond bientôt celle, mentale, de la mère. Distraite. Ailleurs. Faiblesse humaine, inévitable, pardonnable ; pourquoi se préoccuper du rejeton en pleine santé, quand l'autre refuse de vivre ? Trop jeune pour vraiment comprendre, l'enfant n'en ressent pas moins cette absence. Alors elle pleure. Elle crie. Elle tempête, jusqu'à ce qu'enfin, on s'occupe d'elle.

L'enfant, Kalliope, dans les bras de sa mère, Gladys. Quatre années se sont écoulées. L'arc-en-ciel maternel la rassure dans cet endroit étrange. Les eaux sont calmes, la source tranquille, les bois apaisés. Et pourtant, la présence est là. Imposante. Oppressante. Gaïa. Et puis, il y a cette autre. Celle que l'arbre berce. Celle dont la voix résonne dans sa tête. Paroles décousues, infantiles. Des mots ? Non, des sensations. Des images. Des idées. Étranges. Dérangeantes. Mais ce contact est devenue familier, depuis la première fois. Alors elle commence à l'apprécier, malgré tout. A le regretter, entre deux visites. Et puis, tout s'interrompt, soudainement. Elle ne la voit plus. Elle ne l'entend plus. Elle voit sa mère s'affaiblir, de jour en jour. L'inquiétude de son père. Jusqu'à ce que l'arc-en-ciel disparaisse définitivement. Que ses couleurs s'évaporent. Qu'elles ne subsistent que dans sa mémoire. Alors l'enfant pleure. Cinq années, à peine, et son monde vient de s'effondrer. De s'altérer à jamais. Kalliope en a-t-elle conscience ? Peut-être. Car elle déverse toutes les larmes de son corps. Toute la tristesse de l'instant, toute celle des années à venir.

Au départ de la mère, répond le retour de cette autre elle-même. Alors le ressentiment s'accumule à l'encontre de celle-là. Qui lui a volé sa mère. Qui lui dérobe désormais le peu d'attention paternelle qu'il lui restait. La jalousie est là, sa morsure, cruelle. Une douleur sans nom. Tout serait tellement plus simple si elle pouvait se résoudre à haïr. Mais elle ne peut pas. Son attachement est au-delà des mots. Elle sont liées. Une même âme, un même esprit. Deux cœurs qui battent sur un rythme si différent, mais complémentaire. Et cette copie d'elle-même se renforce. Les mêmes gestes. Les  mêmes mots. Les mêmes intonations. Qui lui arrachent un sourire et qui l'agacent à tour de rôle. Alors elle finit par prendre cette enfant sauvage sous son aile, pour des raisons qui lui échappent. Inconscientes. Pour gagner, enfin, l'approbation de son père ? Par tendresse, instinct protecteur, envers cette frêle créature, d'un autre monde ? Les deux, peut-être. Elle commence à lui enseigner le monde des hommes.

Et puis son père tourne son regard sur elle. Enfin. A six années et demie d'existence. Karlain, pilier de l'Eau. Il l'entraîne dans les ruines. Au-delà des terrains de jeu qu'elle partage désormais avec sa sœur. Et ces jeux-là n'ont plus rien d'infantile. Elle est trop jeune pour comprendre le pourquoi. Pourquoi elle doit apprendre à se faire discrète. A ménager son souffle. A pister d'autres humains. A tirer à l'arc. A escalader par les passages les plus inattendus. Et tant d'autres leçons ... Avoir enfin son attention est largement suffisant. Alors elle ne s'interroge pas. Elle s'applique, même. Gaïa sait qu'elle n'est pas dotée d'un talent innée. Mais elle persévère. Elle s'acharne. Plutôt mourir que de le décevoir. Alors elle s'entraîne en cachette.  Les blessures bénignes s'accumulent. Éraflures, écorchures, coupures. Les risques aussi. Mais qui s'en rend préoccupe ? Son père, qui passe tant de temps à observer sa sœur ? Elle tait tout.

Et puis, il y a la guerre. Ses marques, ses traces, omniprésentes. Ce monde violent, dans lequel elle se retrouve propulsée brutalement, à l'âge de huit ans. Lorsque son père rentre à leur maison, un lendemain de raid. Les bandages. La lassitude dans son regard. Cette lueur étrange qui traverse ses yeux, alors qu'il observe Morgan. Alors, elle a peur. Face à ce qui peut décourager un homme si fort et placide. Ses yeux s'ouvrent, alors que le ton de l'entraînement change. Radicalement. Lorsqu'elle découvre pour la première fois la froideur, désagréable, agressive, d'un pistolet. Le contact, rugueux, d'un manche de couteau. Les points faibles d'un corps humain. Fragile, si fragile, cette délicate machinerie ... Et puis, il y a cette promesse. Ce serment, sur son sang, sur sa vie. De veiller sur sa sœur, si jamais lui n'était plus là. Alors s'impose à sa conscience la réalité. Qu'il n'est pas plus éternel qu'un autre. Que tout cet enseignement n'avait qu'un seul but. La former à prendre le relais. La gardienne de sa sœur. Son ombre, encore et toujours.

Et puis, il y a le reste. Gaïa, qui n'a pas cru bon de lui accorder le moindre don. Pire, qui a choisi une autre comme future Pilier de l'Eau. Oh, elle la jalouse, cette Levyna. Qui vit loin de la solitude. Qui a toute la communauté pour famille. Qui s'intègre si bien parmi les autres. Qui a été bénie par la Mère. Elle l'évite, ce rappel permanent de sa propre inexistence. Mais la douleur est là. Un hurlement monte. Les larmes l'accompagnent. Injustice. Elle voudrait crier. L'injurier. Leur rappeler qu'elle est là. Qu'elle existe. A lui, à Gaïa, aux autres, au monde entier. Qu'elle a besoin de son père, de son étreinte, de sa chaleur. Qu'il est aussi responsable d'elle. Une tempête de sentiments trop longtemps refoulés. Et qu'elle refoule, une fois de plus. La peur de le décevoir est trop forte. Trop intense, cet attachement passionnel, orageux, envers et contre tout, pour cette jumelle. Alors elle énonce les mots qu'il attend. Se coupe encore, un peu plus, des autres. La fissure s'élargit.

Et puis elle commence à accompagner son père. Pas de raid, pas de combat, pas encore. Non. Faire le guet. Prévenir. Vérifier que la voie est libre. Transmettre des messages. Des tâches simples, mais cruciales. Qui se méfierait d'une enfant désarmée ? Sa petite taille la sert. Elle se faufile. Elle passe par des chemins inaccessibles aux adultes. Elle apprend à être insignifiante. A rester sur le qui-vive. A ne jamais baisser sa garde, hors des siens. Elle découvre la forêt. Ses pièges. Ses créatures sauvages, souvent dangereuses. Ses plantes magnifiques, parfois mortelles. Elle apprend à y survivre. Le regard des autres ? Elle l'ignore. Elle s'en désintéresse. Taciturne. Morose. Agressive, presque. Férocité paradoxale, alors que sa jumelle se civilise à son contact. Elle continue de veiller sur elle. De plus en plus. Il n'y a que son contact qui la tire de ses idées noires. Parce qu'elle l'agace. Parce qu'elle l'amuse. Parce qu'elle l'énerve. Parce qu'elle l'attendrit. Parce qu'elle la tire de cet abîme d'indifférence qui menace. Parce qu'à ses côtés, sa vie a un sens.

Elle hurle. A plein poumons. De toutes ses forces. De toute son âme. Des paroles, inarticulées, incompréhensibles. Des pensées, incohérentes. Elle continue de crier. Comme une folle. Comme une âme brisée en pièces. Amputée. Scindée en deux. Quelqu'un s'approche d'elle. Leurs regards se croisent. Le trentenaire recule devant les yeux enragés de la gamine de dix ans à peine. Doucement. Comme face à un véritable fauve. Il sort de la pièce où l'on a ramené le corps. Elle voudrait pleurer. Elle n'y arrive pas. La tristesse est là, mais les larmes refusent de venir. Elle se met à hoqueter. Le souffle court, comme si elle s'étouffait. Quand la nouvelle est tombée, elle a refusé d'y croire. Maintenant, les mains ensanglantées, penchée sur son cadavre, l'évidence la submerge. Il est partit, pour de bon. La culpabilité est là, immense, qui l'écrase. Si seulement elle l'avait mieux surveillée ... Morgan. Prisonnière. Si elle n'était pas partie s'entraîner, ce jour-là ... Amputée. Disparus, tous ses sentiments qu'elle seule faisait naître. Le monde est devenu terne. Gris. La colère, la rage, montent. Contre celle qui vient de tout lui arracher en disparaissant. Contre ceux qui l'ont capturée. Contre ce père qui l'a abandonnée. Contre le monde entier. La colère, la tristesse, la culpabilité, la solitude, la souffrance, s'entrechoquent. Se percutent. La tension monte. S'accumule. Elle lâche un dernier hurlement. Le plus fort de tous. Un éclair jaillit de ses mains, percute le plafond. Son corps se crispe, alors qu'une véritable décharge parcourt ses épaules. Que  leur peau se couvre de tatouages. Elle regarde ses mains, hébétée. Puis elle se met à rire. Un rire féroce, chargé de tous ces sentiments qui la submergent. Un rire emprunt de folie. Trop d'émotions. Trop d'un coup. Sa colère la déserte. Le surcroît d'énergie qu'elle lui apportait aussi. Elle s'évanouit.

Alitée, pendant plusieurs jours. Coincée dans son lit. Les mêmes questions, encore et encore. Les mêmes réponses. Bats-toi, lui disait son père. Détruit, lui a répondu la Mère. Alors elle tuera. Elle détruira, puisque c'est le seul don qu'on  a daigné lui accorder. Pendant des heures, elle se répète, inlassablement, les leçons du Pilier. Patience. Patience. Attendre l'instant propice. Elle se nourrit de ces courants qui la traverse. De la chaleur, ardente, de sa colère. De la froideur, glaciale, de son chagrin. De la pesanteur, minérale, de sa douleur. Elle martèle, encore et encore, cette détermination. Acier et foudre. Adulte, elle ne l'est pas encore. Pas complètement. Mais l'enfant a déjà disparu.

Alors elle s'engage dans la lutte. Elle enchaîne les refus, de toute part. Trop jeune. Trop instable. Trop tôt. Trop endeuillée. Trop elle. Elle quitte cette communauté pour les rejoindre. Eux. Les Ratels. Des parias ? Presque. Beaucoup de Gaïens se méfient de cette bande disparate, enragée, qui ne semble vivre que pour la guerre. Qui frappent la cité blafarde, qui tuent, sans discrimination. Civils et militaires, officiels et anonymes. L'orpheline trouve en eux un écho à son propre vide. Ils l'acceptent. Ils l'intègrent. Elle découvre la guérilla. La lutte terroriste. Elle apprend la puissance des explosifs. Celle de la fraternité guerrière. De l'efficacité d'un groupe. Des frères et sœurs d'armes. Elle tue. Pour la première fois. Cinq balles dans le corps. Elle vomit. Des cauchemars, pendant une semaine entière. Une deuxième fois. Coup de couteau dans l'aine. Elle reste éveillée, la nuit suivante. Une troisième. Cinquième. Dixième. Elle perd le compte. Oublie le remords. Elle apprend à assassiner, discrètement, froidement. Trancher la carotide. Étrangler par garrot. Assommer. Planter une flèche dans la nuque. Elle assiste à des interrogatoires. S'habitue à ce sang qui coule. A cette chair meurtrie. A ces os qui craquent. Aux cris. Aux hurlements. Aux insultes. Son corps s'adapte. Il se muscle. Se conforme à cette vie spartiate, ascétique. Elle a treize ans, désormais. Il se féminise à peine. Comme à contre-cœur. Des cheveux coupés court. Des formes à peine esquissées. Elle a presque oublié la raison de sa venue. La détermination est toujours là, mais elle s'est aveuglée.

Et puis vient la blessure. Une balle, dans l'abdomen. Elle survit. Par miracle. Seule d'entre tous. Dans un état second, elle parvient à s'enfuir. Regagne les ruines. Hallucinant. Délirant. C'est alors qu'elle la voit.  Elle tend la main vers cette sœur qui la regarde d'un air triste. Seule. Elle regarde cet oiseau en cage, si différent d'avant. Elle voit cette robe. Ces cheveux longs. Cette peau pâle, blafarde. Morgan. Irréelle et réelle à la fois. Un rêve ? Hallucination d'une mourante ? Peu lui importe. Elle ne réalise même pas qu'elle pleure. Que les larmes coulent, pour la première fois depuis des années. Elle oublie la souffrance. La silhouette prend de la distance, s'échappe. Elle serre les dents et la suit. Durant une éternité. Incapable de résister. Incapable de le vouloir. Insensible à cette douleur qui lui déchire le ventre. Aveugle et sourde au reste. Elle marche. Les ruines laissent place à la forêt. Elle marche. Une clairière se dessine. Elle marche jusqu'à son centre. Elle rampe, sur les derniers mètres. Elle ouvre les yeux, enfin, face à la présence qui imprègne les lieux. Réalise son erreur. Violence futile, stérile. Détruire, oui, mais pour la libérer. Elle reprend conscience du monde. La souffrance rejaillit, atroce. Elle lâche un hurlement. Elle comprend. Il suffit d'abandonner. De fermer les yeux. Tout s'arrêtera. La paix. Elle crie, à nouveau, de colère. De refus. Elle ne peut pas mourir, pas comme ça. Pas maintenant. Elle sent un sentiment d'approbation l'envahir. La douleur cesse. Elle ferme les yeux.

Les cris d'enfants qui jouent. Elle rouvre les yeux, et se redresse dans son lit. La douleur dans son épaule lui arrache une grimace. La blessure cicatrise, lentement. Elle soupire avant de se lever. Ils n'attendront pas. Un bruit de pas, familier, qu'elle reconnaîtrait entre mille. Elle enfile rapidement une veste par-dessus son débardeur. Sophia. Sa conseillère principale. Son mentor. Sa tante, accessoirement. Une estime sincère les unit, à défaut d'amour. Peut-être est-il là, inconscient, inexprimé. Peut-être. Les deux femmes sont faites d'un même métal. Guère de place, ni de temps, pour les sentiments. Leurs regards se croisent. Kalliope prend une profonde inspiration. C'est l'heure. Ils attendent. Eux, les principaux chefs de la rébellion. Pas les Piliers. Pas cette fois. C'est politique, ce soir. Elle sort de sa chambre. Immédiatement, les conversations s'arrêtent.

Beaucoup de choses ont changé, pendant ces quatre longues années. Elle a retrouvé les siens. Ou, pour être exact, ils l'ont retrouvée. Dans la Clairière. Baignant dans son propre sang, mais vivante, quoi qu'à peine. Sa vie n'a tenu qu'à une poignée de minutes. Un miracle, qu'ils ont dit. Gaïa. Un signe de la Mère. Vrai ? Faux ? Elle n'a jamais eu de réponse. Elle n'a jamais posé la question. Un symbole, voilà ce qu'il leur fallait. La cheftaine venait de mourir. Et ils l'ont trouvé, elle. La jumelle. La fille d'un Pilier. Celle qu'on croyait morte. Ils ont vu l'étincelle dans ses yeux, à son réveil. Ils ont écouté sa vision, saisissante. Conforme, en tout point, à cette image qu'ils avaient pu obtenir. Alors ils l'ont choisi. Une icône manipulable ? Peut-être, sans son caractère. Et Sophia. Celle qui a insisté pour attendre son passage à l'âge adulte. Cette quinquagénaire bourrue, têtue, d'un tempérament tout aussi impossible que celui de sa nièce. Une guerrière doublée d'une gestionnaire avisée.

Quatre ans et demi pour la former. Pour lui en apprendre autant que possible. Trop peu de jours pour les gaspiller. Du temps libre ? Dans une autre vie, peut-être. Tout y est passé. Stratégie. Psychologie. Tactique. Gestion. Espionnage. Planification. Et tant d'autres savoirs. Tant d'autres leçons. Pragmatiques, réalistes. Machiavéliques, au sens ancien du mot. Elle a appris à reléguer l'idéalisme à sa place. Une motivation, rien de plus. Pas un moyen. Ni même un but. Elle a appris à lire. Elle a dévoré la bibliothèque qui était désormais la sienne. Une bibliothèque ? Une quinzaine d'ouvrages, tout au plus. Hétéroclite. Variée. Utile. Elle s'est imprégnée de leur sagesse.

Mais elle a découvert bien plus. Son peuple. Elle a cheminé parmi eux. Elle les a accompagné au combat. Elle a partagé leurs tâches. Leurs angoisses. Leurs luttes. Elle a appris à vraiment les regarder. A les comprendre. A les analyser ? A découvrir leurs failles, leurs faiblesses ? Peut-être, mais plus que ça. Elle a appris à les aimer. A les chérir. A les protéger. A laisser son âme résonner au diapason de la leur. Elle, qui avait accepté ce nouveau fardeau, presque à contre-cœur. Elle, la solitaire, dont les pensées ne tournaient qu'autour d'une seule. Elle y a retrouvé un second souffle, un nouvel entrain. Et compris son père, enfin, après toutes ces années. Protéger sa sœur ; protéger les gaïens. L'un ne va pas sans l'autre.  Plus maintenant. Alors sa détermination s'est encore renforcée. Et elle s'est isolée. A nouveau. Paradoxe, mais logique. Logique, justement, voilà ce qu'il lui faut être. Froide. Raisonnée. Tristes leçons, qu'elle maudit autant qu'elle remercie. Sacrifier quelques uns pour préserver la multitude. Risquer la vie de ceux qu'elle chérit, pour leur sécurité. Sa délivrance n'était qu'une quête personnelle. C'est une question de survie pour tout un peuple, désormais. Elle n'en a pas moins gagné leur respect, à défaut de leur affection. Leur soutien. Par les actes plus que par les paroles.

Alors elle dévisage les différents chefs, désormais. Le regard fier. Impétueux. Autoritaire, malgré son jeune âge. Elle s'est coulée dans ce moule qu'ils lui avaient préparé. Elle l'a déformé, ajusté, à sa propre stature. Le temps qu'ils le réalisent, il était déjà trop tard. Piégés. Alors ils se sont soumis. De bon gré, pour certains. D'autres la jugent encore. Et quelques uns plissent les yeux. Elle les connaît tous. Ses soutiens fidèles. Ses opposants non déclarés. Les opportunistes. Les neutres. Les pragmatiques. Les idéalistes. Elle les salue tous, également. Faire bloc face aux Lux. Voilà bien la chose qui les unit, tous, sans exception. La seule, peut-être. Le vote est sans surprise. Unanimité. Aucun pour s'opposer à l'orageuse meneuse qu'ils ont promu. Plus tard, peut-être. Ils sortent, la laissant seule quelques instants. Seule avec Sophia. Les deux femmes se regardent, sans mot dire. La nouvelle cheftaine s'apprête à les suivre quand la voix de sa tante claque.

- Si tu veux te barrer, c'est maintenant, Kall'.

Elle rit. Sincèrement. Doucement. Un peu nerveusement.

- "On peut tout fuir, sauf sa conscience." Chiant, mais très vrai, non ?

Elle ne peut voir les yeux humide de Sophia. Elle n'entend pas le murmure qui jaillit de ses lèvres.

- Je suis désolée, Kall'. Tellement désolée ...

Elle hésite, au moment de franchir le seuil. Un instant. Elle soupire. Prend une profonde inspiration, ferme les yeux. Relève les épaules et rouvre les paupières. Cinq pas l’emmènent sur le balcon. Toute la résistance est rassemblée là. Ou presque. Alors elle lève le poing, bien haut, rugissant sa détermination. Et la foule de rugir à son tour, à son diapason. Si fort. Tant de monde. Tant d'énergie. Tant d'existences dont elle vient d'accepter la responsabilité. A la vie, à la mort. Malgré ces gens qui l'entourent, qui l'acclament, elle se sent seule. Si seule. La solitude du pouvoir. Dix-huit ans. Joyeux anniversaire, Kalliope.


En bref, et pour conclure, les faits cités dans l'analyse que vous venez de parcourir indiquent clairement l'introduction d'un nouvel élément dans la politique et la stratégie des éléments terroristes. Premier point, des frappes mieux organisées et qui semblent suivre une planification précise, quand bien même leur logique nous échappe encore. S'il semblerait qu'en apparence, la libération de l'invitée des Lux ne soit plus une priorité, nous nous gardons bien d'affirmer cette hypothèse, dans la mesure où il ne pourrait s'agir que d'une diversion orchestrée afin d'affaiblir notre surveillance. Deuxième point, une défense à la fois plus souple et plus féroce, pragmatique, privilégiant l'évitement des affrontements stériles, combinée à une élimination radicale de tout groupe militaire isolé du gros de nos forces. Harcèlement et embuscades semblent accueillir toute tentative sérieuse de pénétrer plus profondément dans leur territoire. A noter un taux de pertes en élévation dans le corps des officiers, conséquence d'un ciblage prioritaire de cette catégorie. Troisième point, un moral accru dans les rangs des terroristes, ce que les quelques interrogatoires menés sur les prisonniers permettent de confirmer. Une figure féminine, adulte, probablement aux alentours de la vingtaine, semble être à l'origine de cette nouvelle impulsion donnée au mouvement terroriste des adorateurs de Gaïa, mais toute tentative pour l'identifier précisément ou, à défaut, d'obtenir une image ont jusqu'ici échouées.

Extrait du rapport 1-250-AKJ-8410, archives militaires, White City.




Le visage derrière le masque



Pseudo : Ratel
Comment avez-vous connu Dark Cloud at Dawn ? Via PRG
Des questions, des suggestions : C'est par où la tour Lux ? Et le code d'entrée, SVP ?
Un petit mot : Bzzzzzzzzzzzzt.


Dernière édition par Kalliope le Jeu 6 Nov - 0:10, édité 15 fois

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Re: Kalliope -

Message par Morgan le Mar 28 Oct - 10:54

Bienvenue officiellement ma Sœur <3

Très beau début, tout à fait dans le ton, je suis déjà sous le charme ecrase


Bonne Rédaction <3

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Re: Kalliope -

Message par Orphée Rhyme le Mar 28 Oct - 11:06

Bienvenue à toi, bon courage pour la fichette jtmtoi

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Re: Kalliope -

Message par Svetlana El Bach'ri le Mar 28 Oct - 11:27

Ouèlcome coeur

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Re: Kalliope -

Message par Invité le Mar 28 Oct - 12:55

Bienvenue!

C'est très bien l'électricité, ça me plait!

Si jamais tu veux intégrer un lien avec Knox, ma boîte a MP est disponible (aucune obligation).

Bonne rédaction!

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Re: Kalliope -

Message par Ofelia le Mar 28 Oct - 17:12

Bienvenue officiellement ! Et bonne continuation pour ta fiche ! rraouu coeur

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Re: Kalliope -

Message par Kalliope le Mar 28 Oct - 17:27

Merci à tous pour l'accueil !

Allez, je me dépêche de boucler cette fiche, et on va libérer ma frangine ! hero

Et je prends note, Knox. Si jamais une idée me traverse l'esprit, je te préviens. pense

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Re: Kalliope -

Message par Invité le Mar 28 Oct - 19:37

Bienvenue chère cheffe de la rébellion =D

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Re: Kalliope -

Message par Sax Sparkling le Mer 29 Oct - 11:27

Hey! J'adore ta plume qui mélange poésie et réalisme presque scientifique!

Au plaisir de te lire en RP, en tout cas. Tu me donnerais presqu'envie de créer un autre perso rien que pour croiser la plume avec toi!

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Re: Kalliope -

Message par Gael Whyte le Jeu 30 Oct - 8:35

Bienvenue parmi nous ! Notre belle leader *-* Je plussois Sax, tu as une très belle plume et l'électricité, c'est la classe.

Bonne continuation pour la fin de ta fiche coeur

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Re: Kalliope -

Message par Kalliope le Jeu 30 Oct - 20:29

Trop de compliments, vous allez me faire rougir ange

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Re: Kalliope -

Message par Kalliope le Jeu 6 Nov - 0:10

Allez, désolé pour le double poste, mais ....



J'ai finit ! J'espère que ça vous plaira !


Roh, le suspense à deux balles, je sais ... Ah, et j'ai signé le réglement. Je l'avais complètement oublié, lui !

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Re: Kalliope -

Message par Cloud le Jeu 6 Nov - 17:46

Tu as une plume très étonnante. Des phrases courtes, un rythme vif, de roulement de tambour qui sied si bien à l'électrique Kalliope. Quelques rhétoriques, des enchaînements logiques, une certaine froideur, pourtant pleine de sentiments. Je la trouve très étrange, presque inquiétante. Elle est très intuitive, et pourtant on la sent très travaillée. C'est un plaisir de la lire, elle est très fluide, très vive. Somme toute, très électrique.

Des métaphores, comme je les aime, beaucoup de détails, de secrets révélés et, pourtant, entre les lignes, Kalliope me semble très mystérieuse. Tu t'es accaparé de la dureté que j'avais esquissé, tu as écrit une carapace, des sentiments, des déterminations. J'aime beaucoup. Tu es allé beaucoup plus loin que la furtive présentation de la cheftaine, tu lui as donné un fond plein de secrets, de paradoxes, de beautés cachées et de ressentiments.

C'est étonnant, en te lisant, je retrouve exactement l'idée que j'avais de Kalliope. Tu as pris les détails, glané les informations ici et là, tu as fait en sorte que la fiche fusionne parfaitement avec celle de Morgan (Je t'en remercie d'ailleurs beaucoup pour cette lecture très approfondie, l'effort que tu as fait dans cette fiche !). C'est toujours étonnant de voir le reflet de la pièce et je trouve que tu t'es parfaitement inséré, sans frictions aucune, comme si nous avions écrit nos fiches ensembles. Les détails et liaisons que tu as rajoutés entre nos personnages me plaisent beaucoup ! Tu as rajouté des pièces à l'édifice et approfondie ma façon de voir leur relation. Les petits clins d'oeil, notamment, m'ont fait beaucoup plaisir.

Ta science du détail, tes recherches/lectures/questions, t'ont amené à faire le parfait personnage que j'attendais et en même temps Kalliope t'es très personnel. Tu as eu un coup de cœur, et cela se ressent. On dirait qu'elle n'a jamais été que tienne et qu’elle est le fruit entier de ton imagination tant tu la possèdes et l'écris de manière fluide.

Les premières parties de la fiche sont très poétiques, elles nous entraînent dans ton monde, ton imaginaire et nous font découvrir ta délicieuse plume et ta Kalliope. Ton histoire, ensuite, m'a beaucoup plu. D'abord celle de Morgan et Kalliope, liées, où tu avais finalement relativement peu de libertés, mais dont tu t'es vraiment bien approprié, qui révèle Kalliope dans ses débuts. Puis, ensuite, la montée en puissance de Kalliope, pleine de sauvageries et de désirs, de colères et de craintes. La marque de Gaia, liée à la disparition des membres de sa famille. Puis, les Ratels, j'ai beaucoup aimé ce petit groupe de hors la loi, Kalliope qui s'endurcit et change, comme une crise d'adolescence. Puis un retour à la raison avec l'aide de Sophia. Ton écriture aurait pu être mélodramatique, mais elle est froide, pleine d'humour, de grincements de dents et de poésie. Je la trouve très réaliste. On comprends et perçoit son évolution avec beaucoup de clarté.

Oh et j'ai beaucoup aimé le dernier paragraphe, qui donne un bon aperçu de comment est perçue Kalliope par la cité blanche. Chose dont je t'avais laissée le soin d’éclaircir. Ce texte court conclue parfaitement cette très jolie fiche !!

Enfin, j'avoue que j'avais peur de l'incarnation de la jumelle, de manière très personnelle, en tant que joueuse, et me voici maintenant désolée d'avoir piégée ma persotte en haut d'une tour imprenable !!

C'est un très beau personnage que tu as là. J'ai hâte de le lire et de le voir évoluer – notamment avec les esprits très différents de nos piliers !! Il faut absolument qu'on se trouve une occasion pour RP ensemble !! Tu es bien sur Validée, je vais te mettre tes couleurs et ton rang ! Puisses-tu t'amuser et te plaire avec nous <3

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Re: Kalliope -

Message par Morgan le Jeu 6 Nov - 17:51

Voilà tu es toute belle drunken

Saute sur sa soeur et Caline ecrase

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Re: Kalliope -

Message par Carol Cecil le Jeu 6 Nov - 19:19

Félicitations pour ta validation, Kall!

Je ne vais pas redire tout le bien que j'avais déjà dit sur ta plume, tu connais mon avis là-dessus!

Si tu veux un sujet au Crystal ou autre, je suis disponible avec Carol (mais je pense que tu risques d'être pas mal sollicitée par les verts Laughing)

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Re: Kalliope -

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